Communities’ contributions to urban resilience process : a case study of Semarang city (Indonesia) toward coastal hydrological risk

par Nur Miladan

Thèse de doctorat en Aménagement de l'espace, Urbanisme

Sous la direction de Nathalie Lancret.

Soutenue le 09-03-2016

à Paris Est en cotutelle avec l'Universitas Diponegoro (Semarang) , dans le cadre de École doctorale Ville, Transports et Territoires (Champs-sur-Marne, Seine-et-Marne ; 2015-....) , en partenariat avec Institut parisien de recherche Architecture, urbanistique, société (laboratoire) et de Institut parisien de recherche Architecture, urbanistique, société (laboratoire) .

Le président du jury était Manuelle Franck.

Le jury était composé de Nathalie Lancret, Gilles Hubert, Sugiono Soetomo, Stéphane Ghiotti.

Les rapporteurs étaient Djoko Sujarto.

  • Titre traduit

    Contributions des communautés au processus de la résilience urbaine : une étude de cas de la ville de Semarang (Indonésie) face au risque hydrologique côtier


  • Résumé

    La ville de Semarang est une des villes côtières indonésiennes vulnérables aux risques hydrologiques. Elle a été menacée par les inondations depuis plusieurs siècles. Cette menace a été aggravée par le phénomène de rob – expression locale qui désigne une inondation survenant lors d’une haute marée – en particulier dans la zone côtière, depuis la fin des années 1980, en liaison avec le processus d’industrialisation qui influe sur la croissance urbaine. Les acteurs urbains, de l’époque du gouvernement néerlandais à celle du gouvernement actuel, ont élaboré de nombreux projets pour améliorer les capacités du système urbain et réduire le risque hydrologique ; en témoigne le développement du réseau de canaux et du système du polder. Cependant, le risque hydrologique demeure une menace pour la ville. Les faiblesses du système urbain pour la réduction du risque hydrologique augmentent la vulnérabilité des communautés face aux risques hydrologiques. Ainsi les communautés côtières sont souvent menacées par le risque du rob dans la vie quotidienne. Cette situation les encourage à mettre en œuvre des efforts d'auto-assistance, individuelle et collective, basés sur leurs perceptions et leurs initiatives, afin de réduire l’impact des risques hydrologiques sur leurs territoires (habitats). Ces efforts sont effectués à la fois de manière routinière et temporaire. Les communautés utilisent des moyens modestes qui dépendent de leurs capacités économiques; ces façons déterminent un mode d'adaptation qui influence le processus de résilience urbaine. Cette recherche a pour objet de comprendre les formes de la résilience à l'échelle locale (communautés et quartiers) ; elle vise également à appréhender les interactions entre les échelles du contexte local et celles du contexte urbain global qui interviennent dans le processus de résilience. Cette dernière reflète les capacités du système urbain qui comporte à la fois les systèmes technique et institutionnel, et les capacités des communautés à s'adapter aux risques. La résilience urbaine est liée aux initiatives des acteurs pour réduire les impacts des inondations durant les évènements (avant, pendant et après), afin de minimiser la vulnérabilité urbaine, et aussi pour apprendre de leurs expériences acquises lors des inondations précédentes afin de développer la durabilité urbaine. L’approche est pluridisciplinaire, à l’interface entre le génie urbain, la recherche architecturale et urbaine, et la sociologie. La compréhension de la résilience urbaine face aux inondations permet une connaissance globale des interactions entre les actions des institutions urbaines et celles des communautés. Le résultat de cette recherche révèle que les communautés côtières de la ville de Semarang ont la capacité de développer des formes de résilience grâce à leurs efforts d'auto-assistance, en liaison ou non avec les autres acteurs impliqués dans le processus. Cependant, le système urbain et le système institutionnel apparaissent comme nécessaires pour développer la résilience à l'échelle urbaine, et aussi la prévention des conflits communautaires et des inégalités urbaines relatives aux actions d'auto-assistance et d'adaptation


  • Résumé

    La ville de Semarang est une des villes côtières indonésiennes vulnérables aux risques hydrologiques. Elle a été menacée par les inondations depuis plusieurs siècles. Cette menace a été aggravée par le phénomène de rob – expression locale qui désigne une inondation survenant lors d’une haute marée – en particulier dans la zone côtière, depuis la fin des années 1980, en liaison avec le processus d’industrialisation qui influe sur la croissance urbaine. Les acteurs urbains, de l’époque du gouvernement néerlandais à celle du gouvernement actuel, ont élaboré de nombreux projets pour améliorer les capacités du système urbain et réduire le risque hydrologique ; en témoigne le développement du réseau de canaux et du système du polder. Cependant, le risque hydrologique demeure une menace pour la ville. Les faiblesses du système urbain pour la réduction du risque hydrologique augmentent la vulnérabilité des communautés face aux risques hydrologiques. Ainsi les communautés côtières sont souvent menacées par le risque du rob dans la vie quotidienne. Cette situation les encourage à mettre en œuvre des efforts d'auto-assistance, individuelle et collective, basés sur leurs perceptions et leurs initiatives, afin de réduire l’impact des risques hydrologiques sur leurs territoires (habitats). Ces efforts sont effectués à la fois de manière routinière et temporaire. Les communautés utilisent des moyens modestes qui dépendent de leurs capacités économiques; ces façons déterminent un mode d'adaptation qui influence le processus de résilience urbaine.Cette recherche a pour objet de comprendre les formes de la résilience à l'échelle locale (communautés et quartiers) ; elle vise également à appréhender les interactions entre les échelles du contexte local et celles du contexte urbain global qui interviennent dans le processus de résilience. Cette dernière reflète les capacités du système urbain qui comporte à la fois les systèmes technique et institutionnel, et les capacités des communautés à s'adapter aux risques. La résilience urbaine est liée aux initiatives des acteurs pour réduire les impacts des inondations durant les évènements (avant, pendant et après), afin de minimiser la vulnérabilité urbaine, et aussi pour apprendre de leurs expériences acquises lors des inondations précédentes afin de développer la durabilité urbaine.L’approche est pluridisciplinaire, à l’interface entre le génie urbain, la recherche architecturale et urbaine, et la sociologie. La compréhension de la résilience urbaine face aux inondations permet une connaissance globale des interactions entre les actions des institutions urbaines et celles des communautés. Le résultat de cette recherche révèle que les communautés côtières de la ville de Semarang ont la capacité de développer des formes de résilience grâce à leurs efforts d'auto-assistance, en liaison ou non avec les autres acteurs impliqués dans le processus. Cependant, le système urbain et le système institutionnel apparaissent comme nécessaires pour développer la résilience à l'échelle urbaine, et aussi la prévention des conflits communautaires et des inégalités urbaines relatives aux actions d'auto-assistance et d'adaptation.Mots clés: résilience, capacités d'adaptation, risque d’inondation, ville côtière.


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