Jeux d’asphyxie, jeux d’agression et harcèlement en milieu scolaire : étude transculturelle France-Brésil chez les écoliers de 9-12 ans
| Auteur / Autrice : | Juliana Guilheri |
| Direction : | Anne Andronikof-Sanglade, Latife Yazigi |
| Type : | Thèse de doctorat |
| Discipline(s) : | Psychologie |
| Date : | Soutenance le 12/12/2016 |
| Etablissement(s) : | Paris 10 en cotutelle avec Universidade Federal de São Paulo (Brésil) |
| Ecole(s) doctorale(s) : | École doctorale Connaissance, langage, modélisation (Nanterre, Hauts-de-Seine ; 1992-....) |
| Partenaire(s) de recherche : | Laboratoire : CLInique PSYchanalyse Développement (2014-... ; Nanterre) |
| Jury : | Président / Présidente : Grégory Michel |
| Examinateurs / Examinatrices : Anne Andronikof-Sanglade, Latife Yazigi, Grégory Michel, Anna Elisa de Villemor-Amaral, Éric Debarbieux | |
| Rapporteurs / Rapporteuses : Grégory Michel, Anna Elisa de Villemor-Amaral |
Mots clés
Résumé
, , , , Les jeux dangereux et le harcèlement entre pairs sont des phénomènes complexes et très répandus en milieu scolaire. Les ‘jeux d’asphyxie’ et les ‘jeux d’agression’ sont des con-duites à risques, devenues des questions de santé publique pourtant peu connues des professionnels et peu explorées dans le domaine scientifique. L’objectif de cette recherche a été d’étudier les ‘jeux d’asphyxie’, les ‘jeux d’agression’ et l’éventuelle implication du harcèlement entre pairs pour l’adoption de ces comportements dangereux ; cela dans le contexte transculturel France-Brésil. Une étude descriptive sur le contexte d’initiation aux ‘jeux d’asphyxie’ et aux ‘jeux d’agression’ a été menée auprès de 1395 écoliers français et brésiliens âgés entre 9 à 12 ans grâce à un questionnaire ad hoc. Le harcèlement scolaire a été évalué par le questionnaire d’Olweus (rBVQ), adapté pour les deux cultures et validé par nos soins dans cette étude. Globalement, il a été observé qu’environ 40% des écoliers français et brésiliens avaient déjà pratiqué au moins une fois un ‘jeu d’agression’ ou un ‘jeu d’asphyxie’ et pour l’implication au harcèlement, environ 52% des élèves ne sont pas concernés (‘neutres’), 27% en sont ‘victimes’, 5% comme ‘agresseurs’ et 16% comme ‘agresseurs-victimes’. Environ 15% des enfants ont été contraints de participer à un ‘jeu d’asphyxie’ et un tiers, à un ‘jeu d’agression’. Bien qu’il existe certaines différences culturelles, les phénomènes étudiés restent comparables dans les deux cultures. L’ensemble des résultats permet d’avoir un panorama descriptif sur la prévalence des jeux dangereux, de mieux comprendre les profils des élèves impliqués tant sur le harcèlement que sur les jeux dangereux et offre des éléments pour des pistes de sensibilisation à ces comportements à risque.