Catastrophe et répétition : une intelligence du théâtre

par Alphonse Clarou

Thèse de doctorat en Arts du spectacle

Sous la direction de Jean-Louis Besson et de Jean-Loup Rivière.

Le président du jury était Nathalie Barberger.

Le jury était composé de Jean-Louis Besson, Jean-Loup Rivière, Nathalie Barberger, Sophie Lucet, Jean-Paul Curnier, Dominique Viart.

Les rapporteurs étaient Nathalie Barberger, Sophie Lucet.


  • Résumé

    Catastrophe et Répétition pensent le théâtre. Ils en donnent une intelligence. « Uneintelligence du théâtre » : une idée ou plusieurs, que l’on peut s’en faire en usant de formes,notions ou principes qui ne relèvent pas essentiellement de cet art. À partir des propositionsde Jean Genet dans Le Funambule, texte mis en regard notamment avec le récit de GeorgesBataille Le mort ; de la corrida et d’une phrase prononcée par le matador José Tomás, quiaffirme laisser son « corps à l’hôtel » avant de faire son entrée sur la piste des arènes (procheen cela de l’« acteur en vrai » suicidé dans Le Théâtre des paroles de Valère Novarina) ; ouencore, de quelques représentations, poétiques, urbanistiques ou théoriques de la villeenvisagée comme une scène oeuvrée par « la Mort » (celle dont on ne meurt pas encore : cemonde antérieur, cette « région désespérée et éclatante où opère l’artiste », écrit Genet) ; àpartir de ces textes et images, Catastrophe et Répétition forment un couple pensif, et leurtravail a décidément quelque chose à dire de ces scènes où l’amour et la mort ont leursentrées. Quelque chose à dire de leurs spécificités, de ce qui les fonde et les structure, les fait tenir ou les défait. Quelque chose à dire de ce qui fait scène.

  • Titre traduit

    Catastrophe and repetition : an intelligence of the theater


  • Résumé

    Catastrophe and Repetition make one think about theater. They give an intelligence of it. « Anintelligence of theater » : one or several ideas of this last we can arrive at, using forms,notions or principles which don’t essentially originate in this art itself. Thus, starting fromJean Genet’s propositions in The Tightrope-Walker, notably viewed in the light of GeorgesBataille’s The Dead Man ; from bullfighting and especially a sentence pronounced by thematador José Tomás, who claims he’s leaving his « body at the hotel » before making hisentrance unto the arena floor (akin to the « acteur en vrai » who committed suicide in ValèreNovarina’s Le Théâtre des paroles) ; as well as from several poetic, urban, or theoreticalrepresentations of the city as a scene operated upon by « Death » (the one from which we donot yet die : this preceding world, this « desperate and radiant region where the artistoperates », as Genet put it) ; starting from these texts and images, Catastrophe and Repetitionform a pensive couple, and sometimes their work has something to tell about those sceneswhere love and death have their entries. Something to tell about their specificities, about whatgrounds and structures them, what keeps them standing or makes them come undone.Something to tell about what makes a scene.

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