Herbaria : ethnologie des herboristes en France, de l’instauration du certificat en 1803 à aujourd’hui

par Ida Bost

Thèse de doctorat en Ethnologie

Sous la direction de Laëtitia Atlani-Duault.


  • Résumé

    Suite à la création d’un certificat en 1803, l’herboristerie s’est développée comme un métier urbain, exercé essentiellement par des femmes. Peu encadrées par la loi, leurs activités tenaient autant à l’identification du mal qu’à la vente de remèdes. A la fin du siècle, la multiplication des propositions de loi visant à supprimer les herboristes, initiées en particulier par l’Association Générale des Pharmaciens de France, les amena à s’organiser en syndicats. Cherchant à transformer l’herboristerie en « profession » à part entière, ils revendiquèrent le caractère « scientifique » de leur savoir, notamment via la création d’une école syndicale, et cherchèrent à redéfinir les limites de leur métier par rapport à celui des pharmaciens. Jusqu’en 1941, où un décret-loi supprima le certificat d’herboriste. Depuis les années 1970, on observe un renouveau d’intérêt pour l’herboristerie, qui s’accompagne de profonds changements dans les pratiques des herboristes d’aujourd’hui. L’herboristerie apparaît, de nos jours, comme un moyen de prendre en main sa santé, de donner un nouveau sens à la maladie, et de rétablir un lien avec la « Nature ». A la croisée de l’ethnologie, de l’anthropologie historique et de la sociologie des professions, cette thèse est consacrée aux herboristes de 1803 à aujourd’hui, et rend compte des profonds bouleversements qui ont marqué les pratiques autant que les représentations autour de l’herboristerie, en lien avec l’évolution des questions de santé publique en France.

  • Titre traduit

    Herbaria : ethnology of herbalists in France, from the certificate creation in 1803 to nowadays


  • Résumé

    Following the creation of an herbalist certificate in France in 1803, that craft, mainly practiced by women, evolved as a urban occupation. At first, the legal framework regarding their activities was basically ineffectual. They were in charge both to identify the disease and to find a cure for it. At the end of the nineteenth century, the proliferation of bills aiming to take down herbalists, mainly initiated by the Association Générale des Pharmaciens de France, led them to gather into unions. They set the goal to transform the herbalist craft into an occupation in its own right: they claimed the scientific characteristic of their knowledge, created a botanical school, and presented themselves as a distinct profession from the pharmacists. It worked until 1941, when a decree abolished the herbalist certificate, during the Second World War. Since the 1970’s, herbalism has known a renewed success, along with deep changes in its practice. Nowadays, herbalism appears as a way to take control of our own health, to find a new meaning to the disease, and to establish a new relationship with Nature. Involving ethnology, historical anthropology and sociology of work, this thesis is dedicated to herbalists, from 1803 until today, and summarize the deep disruptions which marked its practices, along with the representations associated with herbalism, which can be connected to the evolution of the context of public health in France.



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