Les cauchemars et les troubles du sommeil dans le contexte d'un trouble stress post-traumatique : évaluation psychopathologique et psychophysiologique.
| Auteur / Autrice : | Malik Aït-Aoudia |
| Direction : | Serban Ionescu |
| Type : | Thèse de doctorat |
| Discipline(s) : | Psychologie |
| Date : | Soutenance le 07/12/2016 |
| Etablissement(s) : | Paris 8 |
| Ecole(s) doctorale(s) : | École doctorale Cognition, langage, interaction (Saint-Denis, Seine-Saint-Denis) |
| Partenaire(s) de recherche : | Equipe de recherche : Laboratoire Parisien de Psychologie Sociale (EA 4386 ; 2009-...) |
| Jury : | Président / Présidente : Tobie Nathan |
| Examinateurs / Examinatrices : Serban Ionescu, Louis Jehel | |
| Rapporteurs / Rapporteuses : Antoine Bioy, Véronique Goussé | |
| DOI : | 10.70675/4a29c2dbzde7cz4f5aza348za9f25faa9d92 |
Résumé
Les troubles du sommeil en général et les cauchemars en particulier sont souvent associés aux troubles psychopathologiques et physiques. Ils font partie des plus importantes et fréquentes plaintes rapportées par les patients souffrant de trouble stress post-traumatique et leurs liens avec la sévérité de ce dernier se précisent de plus en plus. L’objectif général de notre thèse est d’apporter des précisions sur les aspects cliniques, psychopathologiques et psychophysiologiques concernant les cauchemars dans le contexte particulier et spécifique du trouble stress post-traumatique, et de préciser les apports thérapeutiques d’un traitement centré sur les cauchemars à travers une étude de cas. Pour ce faire, nous avons choisi de procéder à des évaluations psychopathologiques au moyen d’auto-questionnaires (IES-R, HAD, PSQI, PSQI-A, NDQ et DES), d’entretiens structurés (MINI et CAPS) et d’enregistrements psychophysiologiques sur un échantillon de 21 patients souffrant de cauchemars dans un contexte de TSPT, hospitalisés dans une unité de soins spécialisés en psychotraumatologie et une évaluation d’un suivi thérapeutique d'un patient reçu dans un centre de soin spécialisé à Paris. Les principaux résultats de notre recherche montrent que la sévérité du TSPT est très fortement et positivement associée à la sévérité des cauchemars post-traumatiques et soulignent que la détresse liée aux cauchemars explique mieux la sévérité du TSPT que la fréquence des cauchemars. Nos résultats ont également permis de vérifier ce qui a été rapporté dans la littérature scientifique, à savoir la présence d’importantes comorbidités. En revanche, pour ce qui est des évaluations psychophysiologiques du sommeil, aucun élément pertinent ne ressort de l’analyse des enregistrements polysomnographiques, et aucun des paramètres étudiés n’a été corrélé ni avec la fréquence des cauchemars, ni avec la détresse liée aux cauchemars. Enfin, l’étude de cas a permis d’évaluer les bénéfices thérapeutiques attendus d’un nouveau traitement psychothérapeutique centré sur les cauchemars, dont les résultats montrent une réduction significative de la sévérité des cauchemars, accompagnée d’une réduction de la sévérité du TSPT ainsi qu’une amélioration proportionnelle de la qualité du sommeil. En conclusion, les résultats de notre recherche convergent avec ceux retrouvés dans des études antérieures et soulignent l’importance clinique et psychopathologiques des cauchemars et leur implication dans la sévérité du trouble stress post-traumatique.