L’équivoque e(s)t l’inconscient : Entwurf pour le XXIème siècle.

par David Zachary Hafner

Thèse de doctorat en Psychologie

Sous la direction de Sophie Marret.

Soutenue le 11-03-2016

à Paris 8 , dans le cadre de École doctorale Pratiques et théories du sens (Saint-Denis, Seine-Saint-Denis) , en partenariat avec La section clinique (équipe de recherche) .

Le président du jury était Laurent Ottavi.

Le jury était composé de Sophie Marret.

Les rapporteurs étaient Josiane Paccaud-Huguet.


  • Résumé

    Lacan affirma dans sa lecture de l’œuvre freudienne que le champ de la psychanalyse est foncièrement « motérialiste ». Elle s’occupe des mots et leurs morceaux – les phonèmes, ainsi que de la béance entre signifiant et signifié. L’interprétation psychanalytique opère là où il y a de l’équivoque, c’est-à-dire, du glissement de sens dans un énoncé. Pourtant, l’interprétation ne vise ni à l’éclaircissement ni à la genèse du sens, « mais à réduire les signifiants à leurs ‘nonsens’ pour ainsi trouver les déterminants de la conduite du sujet. » Une interprétation qui vise à l’explication mènerait à une chasse au dahu qui ne dévoile que le semblant de la vérité menteuse. Cette sorte d’interprétation fut pour la psychanalyse du début du XXème siècle l’origine de l’augmentation de la résistance (dite) chez les analysants, de la fermeture de l’inconscient. Après une soigneuse étude de l’évolution de l’Unbewusste dans les théories de Freud, Lacan, et Miller, aussi bien que de l’équivoque, nous consacrons la fin de la thèse à débattre si l’hypothèse éthique de l’inconscient peut s’accorder avec un fonction réel biophysique quoi que ce soit. Au bout de cette investigation nous arrivions à la conclusion que l’inconscient n’est rien d’autre que l’équivocité même de langage et les restes d’apprentissage d’un lalangue. Ce n’est pas l’histoire subjective, ce n’est pas la paroisse culturelle non plus ; ainsi son statut serait mi- symbolique, mi- réel. C’est donc au niveau de lalangue d’un être parlant (l’analysant) que l’acte analytique doit se porter

  • Titre traduit

    Equivocity is the unconscious


  • Résumé

    Lacan asserted in his reading of Freud that the field of psychoanalysis fundamentally moterialist. It deals with words and their fragments - phonemes, as well as the abyss between signifier and signified. Psychoanalytic interpretation operates where there is equivoque, that is to say, slippage of meaning in speech. Nonetheless, interpretation aims neither to clarify nor to create meaning, “but to reduce the signifiers to their nonsense to thus find the behavioral determinants of the subject.” An interpretation aiming at explanation will lead to a wild goose chase that never unveils more than the semblance of lying truth. At the beginning of the XXth century, This sort of interpretation was at the origin of the so-called increase in analysands’ resistance, of a closing of the unconscious. After carefully investigating the evolution of the Unbewusste in the theories of Freud, Lacan and Miller, as well as that of the equivocal, we dedicate the end of the thesis to debating whether the ethical hypothesis of the unconscious can harmoniously meet up with any real biophysical function whatsoever. At the end of this investigation we arrive at the conclusion that the unconscious is nothing else than the ambiguity of spoken language and the remains of the learning of a lalangue. The unconscious is not subjective history, nor is it a cultural parish; as such, its status would be half-symbolic, half-real.

Consulter en bibliothèque

La version de soutenance existe

Où se trouve cette thèse ?

  • Bibliothèque : Université Paris 8-Vincennes Saint-Denis (Sciences humaines et sociales-Arts-Lettres-Droit). Service Commun de la Documentation. (Saint-Denis) .
Voir dans le Sudoc, catalogue collectif des bibliothèques de l'enseignement supérieur et de la recherche.