Les voyages de Maurice Barrès

par Jessica Desclaux

Thèse de doctorat en Littérature et civilisation française

Sous la direction de Antoine Compagnon.

Soutenue le 26-11-2016

à Paris 4 , dans le cadre de École doctorale Littératures françaises et comparée (Paris) , en partenariat avec CELLF (laboratoire) .

Le président du jury était Sophie Basch.

Le jury était composé de Marie-Odile Germain, Vital Rambaud, Paolo Tortonese, Jean-Michel Wittmann.


  • Résumé

    L’enjeu de cette étude est de défiger l’image du patriote lorrain enraciné dans sa petite patrie, qui l’emporta dans l’histoire littéraire : à Barrès, défenseur de l’enracinement, répondrait Gide, le voyageur. De 1887 à 1923, Maurice Barrès effectua une quarantaine de voyages à l’étranger. En repartant du chapitre qu’Albert Thibaudet consacra au voyageur dans La Vie de Maurice Barrès, oninterrogea l’hypothèse selon laquelle Barrès se forma un itinéraire esthétique et intellectuel à partir de ses voyages. Contre la dualité diachronique de l’écrivain, qui passa du Culte du Moi au Roman de l’énergie nationale, on dégagea une trajectoire en quatre temps : Barrès se mit à l’école de l’Italie, de l’Espagne, de l’Orient, et, durant la période de définition de son nationalisme, interrogeaparticulièrement la leçon de la Grèce. En plus de considérer le voyage comme un lieu éduquant l’esthète et l’écrivain, on analysa l’instruction apportée par l’étranger à l’homme politique. À cette fin, on fonda la réflexion sur les manuscrits du fonds Barrès de la BnF et on privilégia une approche génétique, qui remette en mouvement l’écrivain. Par l’intermédiaire de Barrès, on entend saisir larenaissance que connut le voyage d’écrivain, sous l’influence du modèle des esthètes anglais, dans le contexte des redécouvertes artistiques et de la montée des tensions internationales.

  • Titre traduit

    The travels of Maurice Barrès


  • Résumé

    The aim of this thesis is to challenge the prevailing image of Maurice Barrès in literary history as a patriotic native of Lorraine, deeply rooted in his homeland: Barrès is considered a defender of local roots, as opposed to Gide, seen as a traveller. From 1887 to 1923, Maurice Barrès made around forty journeys abroad. In revisiting the chapter which Albert Thibaudet dedicated to the traveller in La Vie de Maurice Barrès (The Life of Maurice Barrès), we question the hypothesis that Barrès shaped himself an aesthetic and intellectual path, drawing from his travels. Against the diachronic duality of the writer, whose mind-set evolved between publication of the Culte du Moi (The Cult of the Self) and the Roman de l'énergie nationale (Novel of National Energy), there emerges a four step path: he looked to and was influenced by different schools of thought from Italy, Spain, the Orient and, during the period in which his sense of nationalism was formed, he examined the Greek lesson in particular. As well as considering travel as something which educated both the aesthete and the writer, we analyse the knowledge acquired by the politician on his travels abroad. To that end, focus is placed upon manuscripts from the Barrès fonds of the BnF and the emphasis is on a genetic approach. Through Barrès, we follow the rebirth of the writer's journey, influenced by the model of the English aesthetes, in the context of artistic rediscoveries and a rise in international tensions.



Le texte intégral de cette thèse sera accessible sur intranet à partir du 26-11-2021

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