La défense de l'ordre public dans le Canton de Vaud (1932-1939)

par Numa Graa

Thèse de doctorat en Histoire moderne et contemporaine

Sous la direction de Olivier Dard.

Le président du jury était Olivier Forcade.

Le jury était composé de Alain Clavien, Frédéric Monier, Didier Musiedlak.


  • Résumé

    Au cours des années 1930, l’État vaudois vit se développer, sur son territoire, de nombreux courants politiques remettant en cause sa légitimité ainsi que la forme de ses institutions. Il s’agissait des mouvements communistes à caractère révolutionnaire, d’une part, des groupuscules frontistes d’inspiration fasciste, d’autre part. Ces formations, par ailleurs antagonistes, défièrent les autorités de diverses manières et s’affrontèrent également dans l’espace public, dans la rue ou dans la presse. Enfin, la présence dans le canton de colonies italienne et allemande, corsetées par les cadres des partis nationaux, constitua alors un facteur inédit de subversion. Dans ces temps agités, les hommes présidant aux destinées du Pays de Vaud durent défendre l’ordre et la tranquillité publics tout en préservant, dans la mesure du possible, les droits et libertés du plus grand nombre. La présente recherche ambitionne de décrire l’attitude des pouvoirs exécutif, législatif et judiciaire face aux facteurs de troubles et d’agitation ayant parcouru la décennie. Elle analyse les menaces que représentèrent les forces subversives et met en lumière les mesures, préventives et répressives, adoptées par les autorités. Les lois et arrêtés, la correspondance des services de police ainsi que les rapports et notes des inspecteurs de la Sûreté constituent les sources principales de cette thèse. Celles-ci permettent de mettre en évidence la tendance, dans les différents cercles du pouvoir, à considérer de moins en moins les dangers concrets planant sur l’État démocratique, pour mener progressivement une politique emprunte d’autoritarisme et d’une volonté de défendre à tout prix le régime en place.

  • Titre traduit

    Defence of the public order in the canton of Vaud (1932-1939)


  • Résumé

    During the 1930s, the state of Vaud was a favourable ground to many political streams denying its legitimacy as well as the form of its institutions. On the one hand were communist and revolutionary movements, and on the other hand, small frontist groups, inspired by fascism. Besides, those antagonistic factions happened to challenge the authorities in different ways, and also confronted each other in public spaces, in the streets or in the press. At last, the presence of italian and german settlements in the canton, hindered by executives of national parties, appeared to be a new factor in subversion. In these turbulent times, the men who determined the fate of the canton of Vaud had to defend public order and tranquility, while conserving, as often as possible, rights and liberties of the greatest number. The present research strives to describe the behaviour of executive, legislative and judicial powers towards the factors of troubles that went through the decade. It analyses the threats that the subversive forces represented and highlights the preventive and repressive measures adopted by the authorities. Laws and decrees, correspondence of the police services, reports and notes left by the police officers, these are the main sources of this thesis. They bring to light the general trend, in each circle of power, towards less and less considering real dangers for the democratic state, in order to pursue a kind of authoritarian policy and to defend the existing regime at all costs.


Le texte intégral de cette thèse n'est pas accessible en ligne.
Il est disponible au sein de la bibliothèque de l'établissement de soutenance.

Consulter en bibliothèque

La version de soutenance existe

Où se trouve cette thèse\u00a0?

  • Bibliothèque : Université de Paris-Sorbonne. Service commun de la documentation. Bibliothèque électronique.
Voir dans le Sudoc, catalogue collectif des bibliothèques de l'enseignement supérieur et de la recherche.