Le corps en débordement : le désir humoral comme subjectivité artistique d'un devenir-femme

par Daniella Gomes Birchal De Moura

Thèse de doctorat en Arts plastiques

Sous la direction de Jean Da Silva.

Soutenue le 24-09-2016

à Paris 1 , dans le cadre de École doctorale Arts plastiques, esthétique et sciences de l'art (Paris) , en partenariat avec Institut ACTE (Paris) (laboratoire) .

Le président du jury était Claire Lahuerta.

Le jury était composé de Jean Da Silva, Sandrine Morsillo.

Les rapporteurs étaient Stéphane Héas.


  • Résumé

    Il est aujourd'hui reconnu que l'art a la puissance de poétiser certaines matières organiques écartées de la vie quotidienne. C'est dans cette ouverture que j'insère ma pratique artistique où mon corps perfom1e des fictions à partir des sécrétions humorales qui s'écoulent de mon identité féminine, métisse et colonisée. Au travers de rites sans mythes, je brise de vieux tabous occidentaux. J'expose la violence vis-à-vis du corps de l'autre avec des pratiques qui narguent l'altérité de tout être. Au croisement de l'esthétique, de l'histoire, de la politique, de la psychanalyse et de l'ethnographie, je pose des questions sensibles pour créer des œuvres corporellement singulières. Je propose à la subjectivité humorale du corps une cartographie du désir marginal d'un devenir-femme dans une société phallocratique. Il s'agit d'une utopie ambiguë, car je vois dans la chair humorale et résiduelle du corps non castré le territoire sensible pour l'introduction d'une nouvelle éthique du corps.

  • Titre traduit

    The overflowing body : the humoral desire as an artistic subjectivity of a becoming-woman


  • Résumé

    Nowadays, it is recognized that art has the power to poetize some organic materials isolated from everyday life. It is into this field that I insert my artistic practice, in which my body performs fictions made from the humoral secretions which flow from my female, mestizo and colonized identity. Through rites without myths, I break some old western taboos. I expose the violence against the other’s body, with practices that mark the alterity of every being. At the intersection of aesthetics, history, politics, psychoanalysis and ethnography, I raise sensitive issues to create unique body-art works. I propose the body's humoral subjectivity, a cartography of the marginal desire of becoming-woman in a phallocratic society. This is an ambiguous utopia, because I see in the humoral and residual flesh of a non-castrated body, the sensitive territory for the introduction of a new ethics of the body.


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