Relationalism in the face of hallucinations

par Roberta Locatelli

Thèse de doctorat en Philosophie

Sous la direction de Max Kistler et de Matthew Soteriou.

Le président du jury était Jérôme Dokic.

Le jury était composé de Max Kistler, Mark Eli Kalderon, Matthew Nudds.

Les rapporteurs étaient Fabian Dorsch.

  • Titre traduit

    Le relationnalisme face aux hallucinations


  • Résumé

    Le relationnalisme affirme que le caractère phénoménal de la perception est en partie constitué par les objets que l’on voit. Malgré son attrait intuitif, il est souvent rejeté en vertu de l'argument de l'hallucination. L'objectif de cette thèse est de défendre le relationnalisme. L'argument fait valoir que, puisque le relationnalisme ne peut être vrai pour les hallucinations, il doit forcément être faux pour les perceptions aussi. En cela, l'argument repose sur le principe de l’indiscernabilité (IND), affirmant que deux expériences qui sont introspectivement indiscernables les unes des autres ont le même caractère phénoménal. Je considère et rejette les autres versions de l'argument qui ne reposent pas sur l'IND. Bien que largement accepté, aucun support satisfaisant pour l'IND n'a encore été présenté. Dans cette thèse, je soutiens que la défense de l'IND requiert que l’on entende la notion d’indiscernabilité employée dans l'IND en un sens impersonnel. Ensuite, j’identifie ce qui motive l'IND : l'intuition que, en vertu de sa superficialité, la nature d'un caractère phénoménal doit être accessible par l'introspection, de concert avec l’idée qu’il est impossible de nier l'IND sans nier par là même la superficialité des caractères phénoménaux.Je soutiens que le relationnaliste peut nier l'IND tout en préservant la superficialité des caractères phénoménaux en adoptant une thèse négative de l'hallucination et en reconsidérant la nature de la relation entre le caractère phénoménal d’une expérience et l’accès introspectif qu'il peut y avoir.


  • Résumé

    Relationalism claims that the phenomenal character of perception is constituted by the obtaining of a non-representational psychological relation to mind-independent objects. Although relationalism provides what seems to be the most straight forward and intuitive account of how experience strikes us introspectively, it is very often believed that the argument from hallucination shows that the view is untenable. The aim of this thesis is to defend relationalism against the argument from hallucination. The argument claims that the phenomenal character of hallucination and perception deserves the same account, and that relationalism cannot be true for hallucinations, therefore relationalism must be rejected. This argument relies on the Indistinguishability Principle (IND), the claim that two experiences that are introspectively indistinguishable from each other have the same phenomenal character. Before assessing the plausibility of this principle, I first consider and dismiss versions of the argument which wouldn’t depend on IND.Although widely accepted, no satisfactory support for IND has been presented yet. In this thesis I argue that defending IND requires that we understand the notion of ‘indiscriminability’ employed in IND in an impersonal sense. I then identify what underwrites IND: the intuition that, in virtue of its superficiality, the nature of a phenomenal character must be accessible through introspection, together with the claim that it is not possible to deny IND without denying the superficiality of phenomenal characters too.I argue that the relationalist can deny IND while preserving the superficiality of phenomenal characters. This can be done by adopting a negative view of hallucination and an account of introspection whereby the phenomenal character doesn’t exist independently of one’s introspective awareness of it and where having introspective access to our experience depends on our perceptual access to the world.


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