Emergence, développement et diversification de l'arboriculture en Grèce du Néolithique à l'époque romaine : confrontation des données archéobotaniques, morphométriques, épigraphiques et littéraires

par Clemence Pagnoux

Thèse de doctorat en Archéologie

Sous la direction de Christophe Petit et de Jean-Frédéric Terral.

Soutenue le 29-06-2016

à Paris 1 , dans le cadre de École doctorale Archéologie (Paris) , en partenariat avec Archéologies et sciences de l'Antiquité (Nanterre) (équipe de recherche) et de Archéologies et sciences de l'Antiquité (Nanterre) (laboratoire) .

Le président du jury était Hara Procopiou.

Le jury était composé de Christophe Petit, Jean-Frédéric Terral, Laurent Bouby, Soultana Maria Valamoti.

Les rapporteurs étaient Véronique Zech-Matterne, Jean-Pierre Brun.


  • Résumé

    L'histoire de l'arboriculture en Grèce est encore mal connue et seuls la vigne et l'olivier ont bénéficié d'un intérêt de longue date. L'objectif de ce travail est de comprendre les processus de mise en culture des arbres fruitiers en Grèce entre le Néolithique et l'époque romaine. Pour ce faire, le matériel carpologique (restes de graines et de fruits) publié de 56 sites a été pris en compte dans une synthèse. Les mentions de fruits et de fruitiers ont été inventoriées dans les documents épigraphiques en grec mycénien et classique, ainsi que dans les textes d'auteurs antiques. Une étude de morphométrie géométrique a été réalisée sur les pépins de vigne et les noyaux d'olive archéologiques. La confrontation de ces sources révèle une évolution du cortège des fruitiers utilisés : vigne, olivier et figuier dominent à toutes les périodes, l'importance de certains fruits sauvages décroît après l'âge du Bronze et nouveaux fruits sont alors introduits. Les premières vignes domestiques apparaissent à l'âge du Bronze, tandis qu'une même forme sélectionnée d'olivier est présente du Bronze ancien à l'époque romaine. Les premières formes d'arboriculture (haies, lisières et parcelles en partie défrichées) sont complétées, au Bronze récent, par des plantations de fruitiers. De grands vignobles apparaissent à l'époque classique, et l'époque romaine voit se développer une agriculture plus spécialisée où le souci du rendement se fait jour dans les traités d'agriculture comme dans la recherche de nouvelles variétés de vigne et d'olivier. Enfin, le recours à des formes peu sélectionnées ainsi que l'intégration de fruitiers sauvages aux cultures se maintiennent jusqu'à la période romaine.

  • Titre traduit

    Origins, development and diversification of arboriculture in Greece from the Neolithic to the Roman period : comparison of data from archaeobotany, morphometry, epigraphy and written documents


  • Résumé

    Little is known concerning the history of arboriculture in Greece; only the grapevine and the olive tree have been a subject of interest for a long time. The aim of this work is to understand how fruit trees were cultivated in Greece between the Neolithic and the Roman period. This is why published archaeobotanical data (seeds and fruits) from 56 sites were taken into account in our synthesis. A survey of all references to fruits and fruit trees in epigraphic documents (Mycenaean and classic Greek) and in ancient authors has also been achieved. Archaeological pips and stones were submitted to Geometric Morphometry. Our approach reveals how fruit trees were used from the Neolithic up to the Roman period; while the grapevine, the olive tree and the fig tree predominate ail the time, it is clear that the importance of certain wild fruits decreases after the Bronze Age as new others are introduced. The first domesticated grapevines appear during the Bronze Age while a single selected variety of olive tree is present from the early Bronze Age to the Roman period. The first manifestations of arboriculture concern woodland edges and partially cleared land plots, real fruit tree plantations appear during the late Bronze Age, at the latest. Extensive vineyards appear during the Classical period, while a more specialized agriculture aiming at maximum profit characterizes the Roman period, as testified by the works on agronomy and the search for new varieties of olives and grapevines. Despite the search for higher yields, the use of less selected domesticates and wild fruits remains a reality until the roman period.


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