Cartes et constructions de territoires impériaux dans le nord de la péninsule indochinoise, 1885-1914

par Marie de Rugy

Thèse de doctorat en Histoire

Sous la direction de Hugues Tertrais et de Hélène Blais.

Le président du jury était Pierre Singaravélou.

Le jury était composé de Hugues Tertrais, Hélène Blais, William Gervase Clarence-Smith.

Les rapporteurs étaient Philippe Pelletier, Philippe Papin.


  • Résumé

    Ma thèse porte sur les savoirs cartographiques en situation coloniale, au nord de la péninsule indochinoise. J'y envisage la manière dont des espaces frontaliers, disputés par des États coloniaux et nationaux, ont été représentés et construits, entre 1885 et 1914, par les différents acteurs en présence: empires britannique, français et chinois, royaume de Siam, populations locales. L'enjeu est de dépasser les histoires nationales afin de proposer une étude croisée des politiques géographiques britannique et française clans des marges impériales. Ce croisement révèle trois processus centraux. Tout d'abord, il montre que la cartographie des confins constitue un observatoire de la production des territoires et de la définition des entités étatiques et coloniales. Il montre égalemen1 le rôle de la cartographie au service des relations internationales dans un contexte de forte compétition. Enfin, il permet de lire les relations entre politiques géographiques impériales et pratiques de terrain : par-delà la manichéenne opposition entre « savoirs traditionnels » et «sciences modernes » se dessine une riche dialectique entre savoirs coloniaux et savoirs vernaculaires.

  • Titre traduit

    Maps and construction of imperial territories in Northern Indochinese Peninsula, 1885-1914


  • Résumé

    My dissertation offers a connected history of Northern lndochinese Peninsula during the early years of colonization (1885-1914). I discuss the link between cartography and the empire and question the construction of the imperial territories through maps. I see how the border areas that were disputed by the colonial and national States have been represented and constructed, between 1885 and 1914, by the different actors: British, French and Chinese empires, Siam realm, local peoples. I argue the central value of a spatially marginalized territory, for which Willem van Schendel has spoken of a "geography of ignorance". Mostly unknown from the Europeans, inhabited by ethnic minorities, it is actually a border space. Looking at the empires from their borders is a good way of studying the central imperial politics. Besides, cartography plays a role in the international relations in a context of high competition. Finally, there are links between the different cartographies at that lime, which show the rote of cartographic knowledge in the colonial encounter in Burma and in Vietnam as well.

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