Effets réels de la structure de l'actionnariat : impact des investisseurs de long-terme sur les politiques et la performance des entreprises

par Alexandre Garel

Thèse de doctorat en Sciences de gestion

Sous la direction de Franck Bancel.

Soutenue le 23-09-2016

à Paris 1 , dans le cadre de École doctorale de Management Panthéon-Sorbonne (Paris) , en partenariat avec ESCP Europe (laboratoire) .

Le président du jury était Christophe Moussu.

Le jury était composé de Franck Bancel, Philippe Raimbourg, Dušan Isakov.

Les rapporteurs étaient Édith Ginglinger, François Derrien.


  • Résumé

    Cette thèse traite de l’influence de l’horizon d’investissement des actionnaires sur les décisions des entreprises et sur leur performance. Elle est composée de quatre articles. Le premier article effectue une revue de la littérature et identifie des lacunes que les trois autres articles empiriques cherchent à combler. Le second article est consacré à l’effet de l’horizon d’investissement des actionnaires sur la satisfaction des employés. La satisfaction des employés est un actif intangible qui, bien que créateur de valeur sur le long-terme, est mal valorisé par le marché à court-terme. Pour cette raison, les investisseurs de long-terme et de court-terme pourraient ne pas avoir le même intérêt à ce que les entreprises dans lesquelles ils investissent satisfassent leurs employés. L’article documente un effet positif des investisseurs de long-terme sur la satisfaction des employés et établit la causalité de différentes façons. Ce résultat indique que la structure de l’actionnariat est un déterminant important de mise en place de politiques RSE créatrices de valeur à long-terme. Le troisième article étudie l’impact de l’horizon d’investissement des actionnaires sur la performance des banques pendant la crise. Les résultats de l’analyse empirique montrent qu’une plus grande présence d’actionnaires de court-terme est associée à une plus forte chute du cours de bourse pendant la crise. Cette association s’explique partiellement par une prise de risques plus grande, avant crise, des banques dans lesquelles les actionnaires de court-terme étaient plus présents. Elle s’explique également par le comportement des actionnaires de court-terme pendant la crise. Ces derniers ont vendu massivement leurs actions, générant une pression à la vente plus forte des actions des banques par l’ensemble des investisseurs institutionnels. Ces résultats ont une implication pour la réglementation des fonds propres bancaires, ils suggèrent que l’effet protecteur des fonds propres pour les banques varie en fonction de l’horizon d’investissement des détenteurs de ces fonds. Le dernier article se concentre sur l’effet disciplinaire des investisseurs de long-terme. Il montre que l’effet disciplinaire des investisseurs de long-terme sur le surinvestissement d’une entreprise dépend de la durée pendant laquelle ces investisseurs ont effectivement détenu les actions de l’entreprise. Les résultats de l’analyse empirique soutiennent l’idée que, pour constituer une base actionnariale qui génère plus de valeur, attirer des investisseurs de long-terme n’est pas suffisant, les entreprises devraient également inciter leurs actionnaires à détenir leurs actions plus longtemps.

  • Titre traduit

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  • Résumé

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