Etude ethnolinguistique du sìcànἐ (chants de hochets des femmes senufo du Tagbara)

par Mori Edwige Traoré

Thèse de doctorat en Sciences du langage

Sous la direction de Sie, Alain Kam et de Anne Gwenaëlle Fabre.

Le président du jury était Paulette Roulon-Doko.

Le jury était composé de Sie, Alain Kam, Anne Gwenaëlle Fabre, Paulette Roulon-Doko, Alou Keita, Gabriel Bergounioux.

Les rapporteurs étaient Alou Keita, Ursula Baumgardt.


  • Résumé

    Cette thèse porte sur le sì.cǎk-nɛ [sìcànἐ] (chants de hochet), un genre oral tagba à l’ouest du Bur ina Faso. Considérés comme des chants typiquement féminin, ce genre est exécuté lors des différentes manifestations du calendrier rituel tagba. Il est caractérisé par un instrument du même nom et constitue une forme de thérapie pour soigner des maladies récurrentes et des comportements déviants. Sa performance est ainsi prescrite à des femmes souffrant de maux multiples. Les chanteuses du genre constituent une consoeurie dont la hiérarchie se manifeste tant dans les rites spécifiques que dans la vie de la communauté des chanteuses ou dans leurs performances L’analyse du corpus de chants recueillis lors de différents séjours sur le terrain est conçue sous plusieurs axes. D'une part, celui des perceptions et la conception du monde chez les Tagba, d'autre part, celui de la performance. Enfin, le corpus est envisagé comme un ensemble de discours littéraires donnant lieu à une étude thématique et stylistique. Nécessitant une connaissance fine du parler de la communauté étudiée, ce dernier aspect prend appui sur une description linguistique qui constitue la première partie de ce travail. Au travers de toutes ces dimensions, l'ensemble de cette thèse s’attèle à dégager les significations sociales et culturelles qui entourent le genre oral sìcànἐ d’une part, les émettrices et l’instrument d’autre part Elle démontre que le sìcànἐ est un genre oral majeur qui véhicule les idéaux de la société tagba et peut être considéré comme une marque d’identité culturelle qui renferme la mémoire collective, le patrimoine culturel de cette société

  • Titre traduit

    Ethnolinguistic Study of sìcànἐ (rattle songs of senufo wives in Tagbara)


  • Résumé

    This dissertation deals with the sì.cǎk-nɛ [sìcànἐ] (rattle songs), a Tagba oral genre in the west of Burkina Faso. These songs, typically feminine, are sung during ritual celebrations in the traditional Tagba calendar. The oral genre s cànɛ also means “rattle”, accompanied by an instrument of the same name and constitutes a therapy-li e form curing women’s recurrent diseases It is prescribed for women who suffer from troubles and suspicious behaviors. The women singers are organized in a hierarchy with order and rules like in a sisterhood.The corpus songs collected during different stays in the field will be analyzed from several points of view: that of the perception and conception of the world among the Tagba people on the one hand, that of the song performance on the other. Finally, the corpus is considered to be a set of literary discourses, objects of thematic and stylistic studies. Therefore, the first part of the dissertation is devoted to the linguistic description of the Tagba language, before pursuing the study of songs. Trough all these dimensions, this dissertation analyzes the social and cultural meanings of sìcànἐ as an oral genre on the one hand and the women singers and the instrument on the other hand. It demonstrates that the sìcànἐ is a main oral genre that conveys the ideals of the Tagba society and can be considered as a mark of cultural identity



Le texte intégral de cette thèse sera accessible librement à partir du 01-09-2018

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