Principe de subsidiarité et management des organisations, possibilités, conditions et limites d'un management subsidiaire : le cas d'une banque régionale

par Jean-Luc Merceron

Thèse de doctorat en Sciences de Gestion

Sous la direction de Mathieu Detchessahar.

Le président du jury était Benoît Journé.

Le jury était composé de François Daniellou, Anne Bizouard, Michel Montagne.

Les rapporteurs étaient Arnaud Stimec, Emmanuel Abord de Chatillon.


  • Résumé

    Il n’y a pas de « bien être » sans « bien faire » (Clot, 2010). La question du « travail bien fait » mobilise chacun d’entre nous dans son activité quotidienne. Cependant, qu’est-ce que le travail bien fait ? De quelles ressources avons-nous besoin pour bien faire notre travail ? Qu’est-ce qui empêche le travail bien fait ? Ces questions fondamentales pour le bon fonctionnement d’une entreprise et la santé au travail méritent de mobiliser l’ensemble des travailleurs de la ligne hiérarchique afin de contribuer à un ajustement permanent et pertinent entre « fiabilité réglée » et « fiabilité gérée » (Petit, Dugué, Daniellou, 2011). Dans un contexte contemporain de diminution du « pouvoir d’agir » des individus au travail (Clot, 2008, 2010), une vieille notion de philosophie politique, la subsidiarité, fait un retour remarquable dans la recherche en sciences sociales : en ergonomie (Petit, Dugué, Daniellou, 2011), en droit (Barroche, 2012), en économie (Gomez, 2011), en gestion (Detchessahar, 2013 ; Melé 2005), parce que la subsidiarité envisage l’organisation par le bas en ayant le souci majeur de préserver l’agir créatif des individus et l’ambition permanente de placer la décision au plus près de l’action. Mais un management subsidiaire est-il envisageable concrètement ? Dans ce cas, quelles sont ses conditions de mise en oeuvre, et ses limites. Dans le cadre d’une recherche-intervention au sein d’une Banque Régionale, nous testons l’hypothèse suivante : la mise en place, dans les routines managériales, d’espaces de discussion sur le travail bien fait, permet d’alimenter un management subsidiaire qui concilie santé au travail et performance organisationnelle.

  • Titre traduit

    Subsidiary principle and organizational management, opportunities, conditions and limitations of a subsidiary management : the case of a Regional Bank


  • Résumé

    There is no "well-being" without "well-doing" (Clot, 2010). The issue of « work well done » mobilizes each of us in its daily activity. However, what is a « work well done » ? What resources are needed to do our job properly ? What impedes work well done ? These fundamental questions for the proper functioning of a company and the health at work deserve to mobilize all the hierarchy of workers to contribute to a permanent and appropriate adjustment between "settled reliability" and "managed reliability" (Petit, Dugué, Daniellou 2011). In a contemporary context of decreasing "power to act" of individuals at work (Clot, 2008, 2010), an old concept of political philosophy, subsidiarity, made a remarkable comeback in the social science research: ergonomics (Petit, Dugué, Daniellou, 2011), law (Barroche, 2012), economics (Gomez, 2011), management (Detchessahar, 2013 ; Melé, 2005), because subsidiarity is considering organizing from the bottom to the top by having the aim of safeguarding the creative act of individuals and permanent ambition to place the decision as close as possible to the action. However, is a subsidiary management actually possible? In this case, what are the conditions of implementation, and limitations. In the framework of an intervention-research in a Regional Bank, we are testing the following hypothesis: the settlement of discussion areas about what is « work well done » into managerial routines (by managerial animation) allows to feed a subsidiary management that combines health at work and organizational performance.


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