La Chine chez Sollers : une voie pour interroger l' Occident à travers l'Orient

par Yuning Zhang

Thèse de doctorat en Langue et littérature francaises

Sous la direction de Philippe Forest.

Soutenue le 13-12-2016

à Nantes , dans le cadre de École doctorale Sociétés, Cultures, Echanges (SCE) (Angers) .

Le président du jury était Yvan Daniel.

Le jury était composé de Philippe Postel.

Les rapporteurs étaient Tiphaine Samoyault.


  • Résumé

    Si l’on aborde la question de la relation littéraire sinofrançaise, Sollers est un écrivain incontournable. Auteur le plus représentatif des écrivains francophones contemporains d’inspiration chinoise, il se distingue de ses précurseurs par la diversité de ses emprunts et par la constance de son attention pour la Chine au fil des décennies. En effet, depuis Drame jusqu’à Mouvement, la Chine occupe toujours une place importante dans l’écriture de Sollers. En tant que première étiquette chinoise qu’il a prise, le maoïsme, chez Sollers, se construit en conjuguant études du marxisme-léninisme et intérêt pour la culture chinoise depuis sa jeunesse. La langue chinoise subversive et la pensée chinoise supplétive sont les valeurs essentielles de la Chine chez Sollers. Les idéogrammes sont employés en tant qu’arme pour subvertir la langue alphabétique française et, dans Paradis, la langue littéraire chinoise est utilisée comme nouveau modèle d’écriture. La peinture, la poésie et la pensée chinoises servent de compléments artistique et philosophique à l’univers romanesque de Sollers. Le taoïsme est un fil qui tisse l’ensemble des emprunts à la Chine chez notre auteur. La notion de Wú (vide) et la complémentarité entre le Yin et le Yang constituent les piliers du taoïsme et inspirent l’élaboration de certains romans de Sollers, notamment Drame et Passion fixe. Quelle que soit son expérience romanesque, la Chine est toujours présente chez Sollers pour remettre en cause la langue et la pensée occidentales et pour proposer un angle oriental sous lequel percevoir le monde où nous vivons.

  • Titre traduit

    China in the writing of Sollers : a way to interrogate the West through the East


  • Résumé

    Sollers is one of the most representative writers in the study of sino-french literary relationship. Among the contemporary French writers inspired by Chinese culture, he differs from his predecessors by the diversity of element he borrows and his constant attention to China over decades. From Drame to Mouvement, China still occupies an important place in the writing of Sollers. As the first Chinese label that Sollers has endorsed, his Maoism is the combination of his Marxist-Leninist studies and his interest in Chinese culture since his youth. Subversive Chinese language and complementary Chinese thougnts are the primary values of China in Sollers’ works. Ideograms are used as a weapon to subvert the alphabetical writing of French and Chinese literary language offers a new writing style to Paradis. Chinese painting, poetry and thoughts turn into artistic and philosophic supplements of the fictional universe of Sollers. Taoism is a thread running through all references to China in Sollers’ writing. The concept of Wú (empty) and the complementarity between Yin and Yang are pillars of Taoism and inspire some of Sollers’ novels, especially Drame and Passion fixe. Whatever is the literary experimentation of Sollers, China is always there to challenge western language and thought and to propose to Westerners an oriental view of world.


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