Les ateliers de potiers durant l’Antiquité tardive dans les Gaules (IVe - VIe s. ap. J.-C.)

par Benoît Favennec

Thèse de doctorat en ARCHÉOLOGIE spécialité Archéologie des Mondes Antiques

Sous la direction de Stéphane Maune et de Martine Joly.

Soutenue le 24-06-2016

à Montpellier 3 , dans le cadre de Territoires, Temps, Sociétés et Développement , en partenariat avec Archéologie des sociétés méditerranéennes : milieux, territoires, civilisations (Lattes, Hérault) (laboratoire) et de Archéologie des Sociétés Méditerranéennes / ASM (laboratoire) .

Le président du jury était Fanette Laubenheimer.

Le jury était composé de Paul Van Ossel.

Les rapporteurs étaient Michel Bonifay.


  • Résumé

    Depuis le XXe siècle, les archéologues et les historiens se sont intéressés à l’emplacement des sites, aux structures et aux hommes spécialisés dans la production de céramiques et de matériaux de construction en Gaule. Les sources sont diverses : textes anciens, épigraphie, iconographie, comptes rendus des interventions sur les structures de production et études de mobilier.L’ensemble des données pour les IVe, Ve et VIe siècles a été rassemblé au cours de ce travail de cinq ans et demi. Une base informatique a notamment été construite pour définir les ateliers et les zones de productions avérés, incertains ou mal datés, en activité en partie ou sur toute la période étudiée (2055 notices).L’argile et le bois, ainsi que la proximité de grandes voies de communication sont des éléments décisifs pour comprendre l’installation et l’évolution de la plupart des ateliers. Néanmoins, d’autres facteurs interviennent : la présence de réseaux de négociants, la vitalité et l’évolution économique et politique de la région lors de l’implantation de l’atelier, ainsi que le statut des terrains d’installation et parfois des mesures législatives.Les structures artisanales et les techniques utilisées demeurent classiques sur les trois siècles étudiés. Toutefois, l’évolution de l’économie et de la consommation céramique entraine la diminution des dimensions des aménagements. De même, certaines structures sont désormais plus souvent utilisées, tandis que les fours, certains supports de soles, auparavant rares ou inédits, ont pu être mis en évidence. Certaines techniques de façonnage et de décoration, ainsi que des modèles de cuisson deviennent également plus courants.La densité des ateliers souligne l’importance et l’évolution politique et économique des régions au cours des siècles étudiés. La vitalité ou le déclin de l’artisanat céramique dans certaines régions coïncide ainsi avec les déplacements des points stratégiques de l’économie et du pouvoir politique en Gaule.

  • Titre traduit

    Pottery workshops of the late Antiquity in the Gauls


  • Résumé

    From the XX century, archaeologists and historians have been interested by the setting of archaeological sites, the structures and the people who specialised in the production of ceramics and tiles in Gaul. There are diverse sources : ancient texts, epigraphy, iconography as well as excavations reports, and the study of ceramics objects.Data for the IV to the VI centuries has been collated and studied during the realization of this thesis over five and a half years. A database was created to define the workshops and known productions areas, as well as those which are less well known or less well dated but which were at least partly active during the period studied. The database is composed of around 2055 records.The availability of clay and wood and the proximity of a navigable water course or a network of roads are clearly decisive factors in the setting of each workshop. However there are a number of other important factors: An active network of merchants, a positive economic and political context and sometimes regional or local legislation.The traditional artisanal structures and technics used remain unchanged between the IV-VI centuries. Overall, the evolution of the economy and the consumption of ceramics leads to a reduction in the size of these structures. Also the use of certain structures becomes more frequent. The kilns and supports for the soles, and ancillary structures, which are infrequently recorded and poorly understood, are discussed in this thesis. Certain technics and styles of fabrication and decoration become increasingly common.The density and frequency of the workshops underlines their economic and political importance and the evolution of the regions over the three centuries studied. The growth or decline of the ceramic production in some areas coincides with shifts in the centres of economic and political power in Gaul.


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