Evolution des sauropodomorphes basaux et diversification des dinosaures sauropodes : apport des faunes du Lesotho et cladistique comparée

par Claire Peyre de Fabrègues (Peyre de Fabrègues)

Thèse de doctorat en Paléontologie

Sous la direction de Ronan Allain et de Véronique Barriel.

Soutenue le 11-10-2016

à Paris, Muséum national d'histoire naturelle , dans le cadre de École doctorale Sciences de la nature et de l'Homme. Évolution et écologie (Paris) , en partenariat avec Centre de recherche sur la paléobiodiversité et les paléoenvironnements (CR2P) UMR 7207 (laboratoire) et de Centre de recherche sur la Paléobiodiversité et les Paléoenvironnements (CR2P) (laboratoire) .


  • Résumé

    L’évolution des dinosaures sauropodomorphes et la radiation des grands sauropodes sont encore loin d'être comprises, ni même datées avec précision. Si les premiers sauropodes semblent apparaître à la fin du Trias, ils ne se diversifient qu'à partir du Jurassique moyen. L’incertitude entourant la définition à donner au clade Sauropoda est une des principales causes de l'absence de consensus quant à la transition prosauropodes – sauropodes. C’est ce problème du « stem-group » des sauropodes qui est abordé dans cette thèse. Certains prosauropodes sont ainsi aujourd’hui considérés comme des sauropodes à part entière par certains auteurs. Ces taxons basaux diffèrent cependant beaucoup selon les auteurs. La multiplication des analyses cladistiques n’a rien résolu puisque celles-ci n’ont jamais été comparées entre elles.La découverte en 2008, par une équipe du MNHN, dans le Jurassique inférieur du Lesotho, d'un squelette de prosauropode articulé sert ici de base à une étude anatomique et systématique des sauropodomorphes basaux. De nombreux autres restes de dinosaures inédits du Lesotho appartenant aux collections du MNHN viennent compléter le matériel d’étude. Parmi ceux-ci, du matériel rapporté au prosauropode de Maphutseng et des fossiles attribués au genre Meroktenos sont entièrement décrits en détail pour la première fois.Une comparaison critique et détaillée des analyses phylogénétiques antérieures a été réalisée en utilisant la méthode de cladistique comparée telle qu’elle a été formalisée par Sereno en 2009. Elle a permis de démontrer l’impact très important du choix des caractères et de leur codage sur la topologie des arbres. Suite à cela, un premier retour sur une liste compilée de 449 caractères a été effectué. Il a nécessité la vérification d’une matrice de 15 000 à 20 000 cellules, et plus de 1300 mesures. Ce retour aux caractères ont entraîné la suppression de plus d’une centaine de caractères, et la création d’une matrice inédite de 49 unités taxonomiques et 308 caractères. Les résultats de l’analyse phylogénétique de cette matrice, bien que préliminaires, soulèvent plusieurs points intéressants. Plusieurs clades, généralement retrouvés dans les analyses les plus récentes publiées par d’autres auteurs, n’apparaissent pas. En revanche, des clades qui n’avaient jusque-là jamais été retrouvés font leur apparition. Les différentes analyses pointent également du doigt le problème de l’origine des Sauropodomorpha, et relancent le débat sur l’origine du clade Sauropoda.

  • Titre traduit

    Evolution of basal sauropodomorphs and diversification of sauropod dinosaurs : contribution of Lesotho's fauna and comparative cladistics


  • Résumé

    The evolution of sauropodomorph dinosaurs and the radiation of the large sauropods are still far from being understood and well-dated. If the first sauropods seem to appear at the end of the Triassic, they don’t start to diversify before the Middle Jurassic. The uncertainty surrounding the definition of the clade Sauropoda is one of the main causes of the lack of consensus regarding the prosauropod – sauropod transition. It is this issue of the “stem-group” of sauropods that is dealt with in this thesis. Some prosauropods are now considered to be sauropods by some authors. These basal taxa differ a lot depending on the authors. The multiplication of the cladistic analyses didn’t solve the problem as they never were compared.The discovery in 2008, by a MNHN team, in the Early Jurassic of Lesotho, of a prosauropod articulated skeleton is used herein as the basis for anatomical and systematic study of basal sauropodomorphs. Many other new dinosaur remains from Lesotho, housed in the MNHN collections, complement the study material. Among these, material referred to the Maphutseng prosauropod and fossils referred to the genus Meroktenos are described in details for the first time.A critical and detailed comparison of previous phylogenetic analyses is performed, using the comparative cladistics method as formalized by Sereno in 2009. This work allowed to highlight the significant impact of the choice of characters and their scoring on the topology of the trees. After that, a first reappraisal of a list of 449 compiled characters was carried out. It required the reexamination of a matrix consisting in 15 000 to 20 000 cells, and more than 1300 measures. This work led to remove more than one hundred morphological characters, and the building of a new matrix including 49 taxonomic units and 308 characters. The results of the phylogenetic analysis, although preliminary, raise some interesting points. Several clades, often recovered in the most recent analyses published by other authors, are not recognized here. However, clades that had, until then, never been found, are recovered. The different analyses also point out the hurdle of the origin of Sauropodomorpha, and reopen the debate on the origin of Sauropoda.



Le texte intégral de cette thèse sera accessible librement à partir du 11-10-2018


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