L'onomatopée dans le lexique de l'arabe

par Mustafa Alloush

Thèse de doctorat en Etudes arabes

Sous la direction de Georges Bohas.

Soutenue le 02-12-2016

à Lyon , dans le cadre de École doctorale Lettres, langues, linguistique et arts (Lyon) , en partenariat avec École normale supérieure de Lyon (établissement opérateur d'inscription) .


  • Résumé

    L’onomatopée et l’interjection qui ont été étudiées de manière approfondie dans le domaine français dès le XVIIIe siècle n’ont fait l’objet que de quelques allusions dans la théorie grammaticale arabe traditionnelle. C’est ce vide que la présente thèse se propose de combler. Il s’agit d’une étude lexicale qui s’insère dans les recherches développant la théorie des matrices et des étymons (TME). Elle comprend deux grandes parties. La première se compose de deux chapitres. Le premier est consacré aux interjections (34 cas) et le second aux onomatopées proprement dites (18 cas). Dans ces deux chapitres, on procède à la manière de Guiraud (1967, chapitre III, « Structures onomatopéiques », ex. la racine T. K.). On extrait de l’interjection ou de l’onomatopée les deux consonnes qui les composent et on les considère comme un étymon dont on suit les diverses réalisations dans le lexique, en veillant toujours à la corrélation phono-sémantique. Il ressort de cette première partie que les racines (au sens traditionnel du terme) émanant d’étymons onomatopéiques sont près de neuf cents.Comme nous avons observé la présence du trait [+strident] dans un bon nombre de ces étymons, nous avons consacré la seconde partie à l’étude d’une nouvelle matrice qui se compose des traits [+strident] et [coronal], corrélés l’invariant notionnel « son, voix, bruit » et ses conséquences ,incluant la peur, le mouvement et ses diverses caractérisations. Cette matrice se réalise dans 69 étymons qui sont disposés par ordre alphabétique. Les réalisations de chaque étymon sont disposées en trois colonnes : le radical où l’étymon se réalise, la référence dans le tableau de l’organisation de l’invariant notionnel, le sens (tel qu’il est donné dans le Kazimirski).Il ressort de cette double étude qu’un immense pan du lexique de l’arabe est motivé, pourvu que l’on situe l’analyse au niveau des traits, la corrélation s’établissant entre le bruit et la définition même du trait de stridence, les sons stridents « se caractérisant acoustiquement par une plus grande quantité de bruit que leurs correspondants non-stridents » (Chomsky et Halle, 1968, p. 166).

  • Titre traduit

    The onomatopoeia in the arabic lexicon


  • Résumé

    Although onomatopoeia and interjections in French have been studied in depth since the 18th century, they have only been alluded to in traditional Arabic grammatical theory. This thesis is intended to remedy this situation with a lexical study applying the Theory of Matrices and Etymons (TME). The thesis is divided into two major sections, the first of which comprises two chapters. The first chapter deals with 34 interjections and the second 18 onomatopoeia. The approach adopted in these first two chapters is that of Guiraud (1967, chapter III devoted to onomatopoeic structures, e.g. the T. K. root). The interjections and onomatopoeia are extracted from the consonants which compose them; these consonants are considered as an etymon the various realisations of which are pursued in the lexicon with constant attention to the phono-semantic correlation. This first part shows that there are nearly nine hundred roots (in the traditional meaning of the term) arising out of the onomatopoeic etymons. Given the presence of the [+strident] feature in a large number of these etymons, the second part of this thesis is devoted to a new matrix comprising the correlated [+strident] and [coronal] features, the notional invariant "sound, voice, noise" and its consequences including fear, movement and its various characteristics. This matrix is realised in 69 etymons ordered alphabetically. The realisations of each etymon are given in three columns: the radical in which the etymon is realised; the reference in the organisational table of the notional invariant; the meaning (as given in Kazimirski).This double study reveals that - provided that the analysis is established at the phonetic feature level - an immense area of the Arabic lexicon is motivated, the correlation between the noise and the very definition of the feature of stridence and strident sounds: "Strident sounds are marked acoustically by greater noisiness than their nonstrident counterparts" (Chomsky et Halle, 1968, p. 329).


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