L'art au collège : quels effets pour les élèves ? un observatoire dans une classe expérimentale

par Céline Choquet

Thèse de doctorat en Sciences de l'éducation

Sous la direction de Alain Kerlan.

Soutenue le 07-10-2016

à Lyon , dans le cadre de École doctorale Sciences de l'éducation, psychologie, information et communication (Lyon) , en partenariat avec Institut européen d'éducation et de politique sociale (équipe de recherche) et de Université Lumière (Lyon) (établissement opérateur d'inscription) .


  • Résumé

    Cette recherche doctorale a pour axe l’élaboration et la mise à l’épreuve d’un modèle évaluatif de l’éducation artistique centré sur les effets de l’art et les normes d’un atelier. Au cœur de ce modèle  : la « pédagogie » de l’artiste et sa relation avec l’élève, s’adressant à un sujet à part entière, visant à développer sa singularité et son autonomie au sein du collectif grâce à la création partagée. La thèse développe l'hypothèse d'une «  zone proximale de développement spécifique » (A. Kerlan, 2008) générée par le travail artistique et l'expérience esthétique dans une co-construction favorisant un processus de subjectivation pour le jeune, grâce à l’instauration d’un « espace de création » (D. W. Winnicott, 1975). Elle montre comment cette subjectivation passe nécessairement en atelier par un travail double de socialisation et d’individuation, dans les domaines cognitif, social et personnel. Sur le plan empirique, la recherche s’appuie sur les données recueillies dans le cadre d’un observatoire que l’on peut qualifier de microsociologique : il s’agit d’une classe artistique expérimentale, située dans un collège en zone d’éducation prioritaire, à Montpellier, ayant reçu des artistes professionnels en résidence durant quatre années, entre trois et six heures par semaine. Grâce à des méthodes qualitatives (observations directes d’un millier d’heures, films, photographies ainsi qu’une trentaine d’entretiens compréhensifs et semi-directifs) les résultats tendent à démontrer que la mise en place de résidences d’artistes sur la durée, à l’image de l’expérimentation longitudinale présentée dans la présente thèse, permet de proposer une éducation par l’art servant la formation de la personne dans son être global.

  • Titre traduit

    Art at school : what effects for students ? observatory in experimental class


  • Résumé

    This doctoral research has for main line the development and testing of an evaluative model of arts education focused on the effects of art and the standards of a workshop. The central issue of this model: the "teaching skills" of the artist and his relationship with the student, addressing a subject in itself, to develop its uniqueness and autonomy within the group through the shared creation. The thesis develops the hypothesis of a "zone of proximal development specific" (A. Kerlan, 2008) generated by the artistic work and aesthetic experience in a co-construction encouraging a process of subjectivation for the young, thanks to establishment of a "creative space" (Winnicott, 1975). It shows how this subjectivity necessarily going in the studio with a double work of socialization and individuation, in the cognitive, social and personal. Empirically, the research is based on data collected as part of an observatory that can qualify for the micro: it is an experimental artistic class, located in a college education area priority in Montpellier, having received professional artists in residence for four years, between three and six hours per week. Through qualitative methods (direct observation of a thousand hours, films, photographs and a thirty understanding and semi-structured interviews) the results suggest that the development of artists in residences duration, like the longitudinal experiments presented in this thesis, allows us to offer an education in art for the formation of the whole person be global.

  • Titre traduit

    El arte en el instituto : ¿ Qué efectos para los alumnos ? un observatorio en una clase experimental


  • Résumé

    Esta investigación doctoral se centra en la elaboración y la puesta a prueba de un modelo evaluador de la educación artística centrada en los efectos del arte y las normas de un taller. En el centro de este modelo: la 'pedagogía' del artista y su relación con el estudiante, afín de dirigirse à un sujeto plenamente, para desarrollar su singularidad y su autonomía dentro del colectivo a través de la creación compartida. La tesis desarrolla la hipótesis de una "zona proximal de desarrollo específico" (A. Kerlan, 2008) generada por el trabajo artístico y la experiencia estética en una co-construcción que favorece un proceso de subjetivación de los jóvenes, mediante el establecimiento de un "espacio de creación" (D. W. Winnicott, 1975). Muestra cómo esta subjetivación en el taller pasa necesariamente por un doble trabajo de socialización y de individualización, en los ámbitos cognitivo, social y personal. En el marco empírico, la investigación se basa en los datos recogidos en el contexto de un observatorio que podría describirse como micro-sociológico: Se trata de una clase experimental artística situada en un colegio de una zona de educación prioritaria en Montpellier, que ha recibido a artistas profesionales en residencia durante cuatro años, entre tres y seis horas por semana. A través de métodos cualitativos (observaciones directas de mil horas, películas, fotografías, así como unas treinta entrevistas comprensivas y semiestructuradas), los resultados tienden a demostrar que el establecimiento de residencias de artistas en la duración, a la imagen de la experimentación longitudinal presentada en esta tesis, permite ofrecer una educación artística para la formación de la persona en su ser global.

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