Une approche rationnelle de la chimiothérapie : histoire des antimétabolites (1935-1955)

par Thibaut Serviant-Fine

Thèse de doctorat en Épistémologie. Histoire des sciences et des techniques

Sous la direction de Jonathan Simon et de Philippe Jaussaud.

Soutenue le 13-12-2016

à Lyon , dans le cadre de École doctorale Sciences de l'éducation, psychologie, information et communication (Lyon) , en partenariat avec Université Claude Bernard (Lyon) (établissement opérateur d'inscription) et de Sciences et Société ; Historicité, Éducation et Pratiques (laboratoire) .

Le président du jury était Viviane Quirke.

Le jury était composé de Thierry Lomberget.

Les rapporteurs étaient María Jesùs Santesmases, Jean-Claude Dupont.


  • Résumé

    En 1940, le biochimiste anglais Donald Woods propose une explication du mode d'action des nouveaux sulfamides antibactériens : l'inhibition compétitive. Son collègue Paul Fildes fonde sur cette base une nouvelle approche de la chimiothérapie, revendiquée comme rationnelle, un programme pour la recherche de nouveaux médicaments. Cette thèse explore l'impact de la théorie des antimétabolites, comme elle sera appelée, dans la recherche biochimique et pharmaceutique. La première partie retrace son élaboration dans le contexte de l'école de biochimie anglaise, puis sa reprise aux États-Unis à la suite de travaux menés en parallèle sur les vitamines. La seconde partie est consacrée au développement de deux programmes de recherche distincts dédiés aux antimétabolites, illustrant les modalités et fortunes divergentes d'appropriation de cette approche rationnelle. Le premier est une collaboration modeste entre le biochimiste Henry McIlwain et la firme pharmaceutique Glaxo pendant la guerre au Royaume-Uni. Le second consiste en la mise en place du programme de George Hitchings et Gertrude Elion chez Burroughs Wellcome aux États-Unis, souvent considéré comme l'origine du rational drug design actuel. La théorie des antimétabolites correspond aussi bien à l'ambition d'obtenir des chimiothérapies spécifiques qu'à un ensemble de pratiques dans le quotidien du laboratoire

  • Titre traduit

    A rational approach to chemotherapy : the history of antimetabolites (1935-1955)


  • Résumé

    In 1940, the British biochemist Donald Woods put forward an explanation of the mode of action of the new antibacterial sulfa drugs, competitive inhibition. His colleague, Paul Fildes, developed this work into a new approach to chemotherapy, which he qualified as a rational programme for drug discovery. This dissertation explores the impact of the theory of antimetabolites, as it came to be known, in biochemical and pharmaceutical research. The first part traces its development in the context of the British school of biochemistry and its further expansion in the United States following parallel research on vitamins. The second part deals with the construction of two distinct research programmes dedicated to antimetabolites, each one illustrating a different way of following this rational approach and their varying consequences. The first one is a modest collaboration between the biochemist Henry McIlwain and the Glaxo pharmaceutical company during the war in the United Kingdom. The second one corresponds to the establishment of George Hitchings' and Gertrude Elion's programme at Burroughs Wellcome in the United States, often considered as the origin of today's rational drug design. The theory of antimetabolites simultaneously embodied both the ambition of attaining specific chemotherapies, and a set of practices in day-to-day laboratory work


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