La bioremédiation in situ des parcs conchylicoles par les éponges marines est-elle envisageable ?

par Charline Gentric

Thèse de doctorat en Biotechnologie

Sous la direction de Karine Vallée Réhel.

Soutenue le 06-06-2016

à Lorient , dans le cadre de École doctorale Sciences de la mer (Plouzané, Finistère) , en partenariat avec Université Bretagne Loire (COMUE) et de Laboratoire de Biotechnologie et Chimie Marines / LBCM (laboratoire) .


  • Résumé

    La préservation de la qualité des eaux marines et la lutte contre les pollutions liées à l'activité humaine sont devenues des enjeux mondiaux. De nombreux contaminants biologiques et polluants chimiques se retrouvent dans l’eau de mer, par conséquent dans les produits aquacoles. Ce contexte fait qu’aujourd’hui, les professionnels de la mer sont à la recherche de solutions pour préserver voire améliorer la qualité de leurs eaux. Au sein de notre biodiversité, les éponges marines sont des animaux capables de filtrer 10 000 fois leur volume en eau par jour et de retenir 80% des particules en suspension comme la matière organique, les minéraux, les bactéries et les virus. Par la même occasion, elles accumulent certains éléments traces métalliques comme le plomb, le cadmium ou le cuivre. En collaboration avec le Comité Régional de Conchyliculture de Bretagne Sud, le projet REMEDBIO dans lequel s’inscrit cette thèse se propose d'exploiter le potentiel de filtration des éponges marines du littoral breton. Les objectifs sont de contrôler le développement de bactéries pathogènes et de réduire la présence de polluants chimiques. L’éponge marine Hymeniacidon perlevis (Demospongiae) a été choisie comme modèle pour cette étude. Après avoir mis en évidence la faisabilité de la culture d’éponges marines sur l’estran, notre travail a montré, lors d’essais in vitro, une diminution de la contamination des huîtres par deux bactéries, Escherichia coli et Vibrio aestuarianus, et par le plomb, un élément trace métallique, en présence d’éponges. La dernière phase de ce travail a consisté à valoriser les résultats obtenus. Le projet d’entreprise LECOMER a débuté par le concours START’UBS (lauréat) proposé par l’Université de Bretagne Sud en 2014. Par la suite, LECOMER a été élu lauréat des Trophées de l’Innovation du Morbihan 2014.

  • Titre traduit

    Is bioremediation of shellfish farms by marine sponges possible ?


  • Résumé

    The conservation of waters quality and the fight against pollution due to human activities havebecome global issues. Many biological contaminants and chemical pollutants are found in sea water, therefore in aquaculture products. This context fact sea professional are looking for solutions to preserve or even improve the quality of their waters. Among marine biodiversity, marine sponges filter 10 000 times their volume of water per day and retain 80 % of suspended particles such as organic matter, minerals, bacteria and viruses. In addition, sponges are therefore considered as bio-accumulators of metallic trace element such as lead, cadmium or copper. In collaboration with the Comité Régional de Conchyliculture de Bretagne Sud, REMEDBIO project proposes to exploite potential of marine sponges of the Brittany coast. One of the main priorities of this project is to reduce the impact of chemicals (heavy metals) and of biological contaminants (bacteria, viruses) on shellfish breeding. The marine sponges Hymeniacidon perlevis (Demospongiae) was chosen as the model for this study. Having demonstrated the feasibility of the culture of marine sponges on the foreshore, our work has shown, when tested in vitro, reduced contamination of oysters by two bacteria, Escherichia coli and Vibrio aestuarianus, and lead, a metal trace element, in the presence of sponges. The last phase of this work has been to enhance the results. The company LECOMER project began with the START'UBS contest (winner) proposed by the Université de Bretagne Sud in 2014. Thereafter, LECOMER was elected winner of the Innovation Awards of Morbihan in 2014.

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