Peut-on scander le vers français ? : métrique et prosodie de la Renaissance à nos jours

par Juliette Lormier

Thèse de doctorat en Langue et littérature françaises

Sous la direction de Yves Baudelle.

Le président du jury était Jean-Christophe Jolivet.

Le jury était composé de Yves Baudelle, Jean-Christophe Jolivet, Antoine Foucher, Jean Vignes, Brigitte Buffard-Moret, Lucie Bourassa.

Les rapporteurs étaient Antoine Foucher, Jean Vignes.


  • Résumé

    On considère traditionnellement qu'il y a une différence de nature entre la versification française, fondée sur le nombre des syllabes, et la versification gréco-latine, basée sur la durée des voyelles et la codification, sous le nom de pieds (dactyles, spondées...), des différents assemblages de longues et de brèves ; entre les deux, et pour s'en tenir aux langues européennes, on distingue une versification syllabo-tonique (anglais, allemand, russe, tchèque...), qui alterne les temps forts et les temps faibles, ce qui la rend très proche de la métrique ancienne (ainsi est-il admis que Shakespeare écrit en pentamètres ïambiques), même si l'italien et le polonais connaissent aussi le vers syllabique, il y aurait ainsi une spécificité du vers français, étranger à la prosodie, c'est-à-dire à la quantification des syllabes, voire à l'accentuation. cette conception résolument syllabique du vers français a été solidement établie par les classiques : des grammairiens de Port-royal à Marmontel (1763), la thèse est unanimement admise qui veut que la structure de nos vers consiste en un certain nombre de syllabes, et non pas en pieds composés de syllabes longues et brèves, comme le vers des grecs et des romains (arnauld, lancelot et nicole, 1650), relayée par la tradition scolaire, cette conception exclusivement syllabique du vers français est encore celle des principaux théoriciens actuels, notamment Cornulier (1995) et Gouvard (2000). Le présent projet vise à proposer un examen critique de cette thèse dominante. il s'agira de voir dans quelle mesure il est légitime de transposer dans le domaine français le principe de la scansion en longues et brèves qui prévalait dans la poésie antique. en d'autres termes, y a-t-il une prosodie du vers français ?

  • Titre traduit

    Can the French verse be scanned ? : metric and prosody from the Renaissance to the present


  • Résumé

    Traditionally, there is a difference in nature between French versification, based on the number of syllables, and Greco-Latin versification, based on vowel duration and codification, under the name of feet (dactyls, sponded ...), of the different assemblages of long and short. Between the two, and to stick to the European languages, we can distinguish a syllabo-tonic versification (English, German, Russian, Czech ...), which alternates between high and low times, which makes it very close Of the ancient metric (so it is admitted that Shakespeare writes in pambamic pentameters). Even if Italian and Polish also know the syllabic verse, there would thus be a specificity of the French verse, foreign to the prosody, that is to say to the quantification of the syllables, even to the accentuation. This resolutely syllabic conception of French verse was firmly established by the classics : grammarians from port-royal to marmontel (1763), the thesis is unanimously admitted that the structure of our verses consists of a certain number of syllables, Not in feet composed of long and short syllables, like the verse of the Greeks and the Romans (arnauld, lancelot and nicole, 1650). Relayed by school tradition, this exclusively syllabic conception of the French verse is still that of the main current theorists, notably Cornulier (1995) and Gouvard (2000). The present project aims to propose a critical examination of this dominant thesis. It will be necessary to see to what extent it is legitimate to transpose into the French domain the principle of the long and brief scansion which prevailed in ancient poetry. In other words, is there a prosody of French verse ?



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