Scientia, potentia e voluntas Dei nella Lectura super primum Sententiarum di Giacomo da Viterbo

par Gianpiero Tavolaro

Thèse de doctorat en Philosophie

Sous la direction de Olivier Boulnois et de Alessandro D. Conti.

Le président du jury était Pietro Rossi.

Le jury était composé de Olivier Boulnois, Alessandro D. Conti, Pietro Rossi, Pasquale Porro.

Les rapporteurs étaient Pasquale Porro, Antoine Côté.

  • Titre traduit

    Scientia, potentia et voluntas Dei dans la Lectura super primum Sententiarum de Jacques de Viterbe


  • Résumé

    Le présent travail de thèse se place à l’intérieur du débat historiographique concernant le manuscrit VII C 52 de la Bibliothèque Nationale de Naples: il s’agit d’un codex unique et autographe, du maître Augustin Jacques de Viterbe, qui garde une oeuvre connue sous le titre de Abbreviatio in I Sententiarum Aegidii Romani. La recherche, qui a été conduite directement sur le manuscrit, a permis d’identifier l’oeuvre du manuscrit napolitain avec les brouillons dont Jacques s’est servi pour tenir son cours de Lectura super primum Sententiarum, à Paris (1287-1288). Un tel résultat (chapitre 1), conjontement avec la transcription (appendix) et l’analyse doctrinale des distinctions 35-48 sur les attributs divins de science, puissance et volonté divines (chapitres 2-4), éclaire aussi la formation et la première activité didactique de Jacques, que la première phase d’organisation du studium des Augustins à Paris, avant qu’ils eussent un studium generale autonome dans la ville. Les nombreuses citations de textes de Thomas d’Aquin et l’évidente préference pour ses doctrines confirment la valeur accordée par la ‘jeune’ schola eremitana à l’autorité de Thomas, surtout grâce à la mediation de Gilles, premier maître et docteur officiel de l’Ordre; au même temps, cela oriente à placer la formation du Viterbien à l’intérieur du studium dominicain ou, au moins, d’un milieu proche de celui-là, plutôt que chez Henri de Gand. Enfin, la manière dont les materiaux thomasiens sont ultilisés dans la Lectura révèle une attention toute particulière à l’arrière-plan néoplatonisant et dionysien de la pensée de Thomas: c’est pour ça que le successif retournement doctrinal de Jacques vers des positions plus strictement ‘augustiniennes’ ne se présente pas comme une rupture avec les positions de la jeunesse, desquelles au contraire il représente le développement naturel.

  • Titre traduit

    Scientia, potentia and voluntas Dei in the Lectura super primum Sententiarum of James of Viterbo


  • Résumé

    The present dissertation is placed within the historical debate on the manuscript VII C 52 of the National Library of Naples: it is an autograph and only extant codex of the Augustinian master James of Viterbo and it preserves a work known as Abbreviatio in I Sententiarum Aegidii Romani. The research, carried out directly on the manuscript, has allowed to identify the work contained in the Neapolitan manuscript with the notes of which James availed himself to ‘read’ the Sentences in Paris, during the academic year 1287-1288. Such a result (chapter 1), together with the transcription (appendix) and the doctrinal examination of the distinctions 35-48 on the divine attributes of science, power and will (chapters 2-4), sheds light both on the formation and the first teaching of James and on the first organizing stage of the studium of the Augustinians in Paris, at a time when the Order did not have an independent studium generale in the city. The quotations from Thomas Aquinas (the main source of the Lecture) and the clear preference for his doctrines confirm the value granted by the ‘young’ Hermits school the authority of Aquinas, thanks to the mediation of Giles of Rome, the Augustinians’ first regent master in theology in Paris and the official doctor of the Augustinian order; at the same time, it suggests that James has studied at the Dominican studium or at least at a studium very close to the Dominican milieu, rather than under Henry of Ghent. Finally, the way James uses Thomas’ texts within the Lectura reveals a particular attention to the neoplatonic and dionysian background of Aquinas’ reflection: consequently, later doctrinal slippage of James to more properly ‘augustinian’ positions cannot be interpreted in term of rupture with early positions: rather, it represents their natural development.


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