L’énergie électrique au Sénégal de 1887 à 1985 : transfert de technologie, appropriation et enjeu politique d’un patrimoine industriel naissant

par Salif Diedhiou

Thèse de doctorat en Histoire

Sous la direction de Jean-François Belhoste.

Soutenue le 25-06-2016

à Paris, EPHE , dans le cadre de École doctorale de l'École pratique des hautes études (Paris) , en partenariat avec Savoirs et Pratiques du Moyen Âge au XIXe siècle (Paris) (équipe de recherche) .

Le président du jury était Mbaye Thiam.

Le jury était composé de Jean-François Belhoste, Mbaye Thiam, Alain Beltran, Paul Smith.

Les rapporteurs étaient Anne-Françoise Garçon, Alain Beltran, Paul Smith.


  • Résumé

    L’électrification du Sénégal est intervenue assez tôt, en 1889, à Saint-Louis, au moment où les grandes villes européennes n’avaient pas fini de découvrir toutes les possibilités qu’offrait cette grande innovation énergétique. L’industrie de l’électricité est ainsi restée aux mains d’entrepreneurs métropolitains jusqu’à la fin des années 1970. Durant toute cette période, le personnel technique, en charge de son fonctionnement était essentiellement européen. C’est avec le processus de nationalisation du secteur, amorcé en fin 1972, qu’on a posé pour la première fois l’option de la « sénégalisation » des postes techniques, et ainsi du processus de transfert de technologie de l’énergie électrique vers le personnel local. Cette mission a été conduite par Électricité de France, en accord avec l’État du Sénégal. Il a néanmoins fallu presqu’un siècle, de 1889 à 1985, pour que le Sénégal s’approprie la technologie vers 1985. Cette thèse analyse à la fois l’introduction des techniques depuis la colonisation mais également la trajectoire de l’électrification du Sénégal et les outils du transfert de la technologie de l’énergie électrique. Elle évoque en outre la politique patrimoniale et l’enjeu du patrimoine industriel dans un pays non industriel comme le Sénégal.

  • Titre traduit

    Electrical Energy in Senegal 1887-1985 : transfer of Technology, appropriation and political stake of a rising industrial heritage


  • Résumé

    The electrification of Senegal had already occurred in 1889, in Saint-Louis, at a time when the European cities had yet to discover all the possibilities that this great technological innovation comprised. The industry of electricity thus remained in the hands of metropolitan entrepreneurs until the end of the 1970s. During this period, the technical personnel in charge of its operating were essentially European. It is with the nationalization process launched in the seventies that, for the first time, the term “senegalisation” is coined; and, with it, the process of technology transfers to the local personnel. Electricity de France, in agreement with the State of Senegal, has conducted this task. It nevertheless took close to a century, from 1889 to 1985, for Senegal to fully seize the technology. This thesis analyzes the introduction of techniques since the colonization and both the path of electrification of Senegal, alongside the tools necessary to the transfer of the technology of electrical energy. It further mentions the patrimonial policy, and the stakes of the industrial heritage in a non-industrial country such as Senegal.



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