Quand la lumière devient image : archéologie critique du sténopé : histoire, théorie, expérience

par Denis Bernard

Thèse de doctorat en Histoire (option : histoire de l'art)

Sous la direction de Giovanni Careri.

Le président du jury était Peter Geimer.

Le jury était composé de Giovanni Careri, Peter Geimer, Nathalie Boulouch, Gérard Jorland, Marie-José Mondzain, Roshdi Rashed.


  • Résumé

    Notre recherche porte sur l'étude photographique du sténopé (pinhole), abordé comme objet historique, théorique et expérimental. Nous avons interrogé la confusion existant entre le principe du sténopé et le phénomène de la chambre noire. Ce qui les sépare relève de l'expérience sensible et de leur structure interne. Nous avons ainsi distingué le lieu où de l'image se forme, du moyen optique qui la produit. Au delà de leurs différences fondamentales, liées à leur champ épistémologique et sémantique respectif, les deux dispositifs partagent la qualité de créer une image à partir de la lumière. Une chambre noire forme des images observables et parfois autorise le dessin des contours. Un sténopé produit des images enregistrées photographiquement. Sténopés et chambres noires possèdent des conditions techniques de mise en oeuvre distinctes. Les phénomènes visuels en présence, dans l'un et l'autre cas, ne peuvent être ni confondus, ni assimilés, mais doivent être comparés, terme à terme, dans des projets d'images. Les histoires de l'image photographique ont présenté les chambres noires comme l'une de leurs mythographies fondatrices. Les sténopés inventés par la modernité photographique à la fin du XIXe siècle font une entrée tardive dans les histoires de l'optique, de la physique, de la vision, de la chimie et de la mécanique. Depuis les travaux de Jonathan Crary (1990), une chambre noire ne peut plus être pensée comme ancêtre des appareils photos, de cinéma ou de vidéo. Aux États-Unis, depuis 1995 (Pinhole Resource) une nouvelle pratique des sténopés reformule phénoménologiquement leur histoire et celle des caméras obscurae. À travers les sources anciennes, ont été vérifiées plusieurs données historiques relatives à la production d'images pa la lumière. Les gravures et les représentations graphiques des phénomènes optiques sont centrales à notr démarche. Nous nous intéressons aux sources qui abordent le moment et le lieu où de la lumière devient une image.


  • Résumé

    Our research focuses on the photographic study of the pinhole, which is approached as a historical, theoretical and experimental object. We questioned the confusion existing between the principle of the pinhole and the phenomenon of the camera obscura. What separates them is sensitive experience and their internal structure. We have thus distinguished the place where the image is formed, from the optical medium which produces it. Beyond their fundamental differences, linked to their respective epistemological and semantic fields, the two devices share the quality of creating an image from light. A camera obscura forms observable images and sometimes allows the drawing of contours. A pinhole produces photographically recorded images. Pinholes and dark rooms have separate technical requirements for implementation. The visual phenomena present in either case can not be confused or assimilated, but must be compared, one after the other, in projected images. The stories of the photographic image presented the dark rooms as one of their founding mythographies. The pinholes invented by photographic modernity at the end of the nineteenth century make a late entry into the histories of optics, physics, vision, chemistry and mechanics. Since the work of Jonathan Crary (1990), a camera obscura can no longer be thought of as an ancestor of cameras, cinema or video. In the United States, since 1995 (Pinhole Resource) a new practice of the pinholes reformulates phenomenologically their history and that of the cameras obscurae. Throughout the ancient sources, several historical data relating to the production of images by light have been verifier. The engravings and the graphic representations of the optical phenomena are central to our approach. We are interested in the sources that address the moment and the place where light becomes an image.

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Informations

  • Détails : 2 vol. (482 p., 17 p. puis non pag.)
  • Annexes : Bibliogr. p.453-482. Notes bibliogr.

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  • Bibliothèque : École des hautes études en sciences sociales. Thèses.
  • Non disponible pour le PEB
  • Cote : TPE 2016-131
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