L'hospitalité en observation : les grands hôpitaux parisiens au XVIIIe siècle hôtel-Dieu, Hôpital Général

par Laurence Marcoult

Thèse de doctorat en Histoire et civilisations

Sous la direction de Jean-Pierre Goubert.

Le président du jury était Vincent Barras.

Le jury était composé de Jean-Pierre Goubert, Vincent Barras, Arlette Farge, Lorelai Brilhante Kury.


  • Résumé

    L'hôtel-Dieu et l'Hôpital Général de Paris prennent en charge, au XVIIIe siècle, 10 à 15 000 personnes quotidiennement. L'Hôpital Général, constitué des maisons de Bicêtre, La Salpêtrière, La Pitié, a une double vocation d'accueil des pauvres et d'enfermement des mendiants, lequel est limité : la plupart sont considérés comme « bons pauvres ». La détention concerne davantage les prisonniers arrivés par voie administrative, de police ou de justice. Les enfants, notamment de la maison des Enfants Trouvés, les personnes âgées, les femmes, constituent l'essentiel de sa clientèle. L'hôtel-Dieu possède une organisation médicale avec un personnel qualifié, assurant les soins avec de fortes variations saisonnières. Il reçoit de nombreux malades de l'Hôpital Général. Le financement des hôpitaux est un défi : l'économie hospitalière fonctionne à contre-courant de la conjoncture. L'Hôpital Général ne tire pas du travail des pauvres les gains espérés à sa fondation hormis pour quelques productions de luxe, pas plus que de la charité. C'est la fiscalité notamment sur le vin et sur les spectacles (théâtres, opéra. . . ) qui s'impose et permet d'avoir des revenus réguliers. Ces hôpitaux sont de gigantesques machines économiques qui nécessitent quantité de grains, bois, vin, viande, étoffes. . . L'approvisionnement est une préoccupation majeure des administrations. Celles-ci, fonctionnant selon un modèle similaire mais pas avec la même efficacité (l'hôtel-Dieu se révélant plus rigoureux), doivent assurer la continuité en toute circonstance. Les hôpitaux remplissent leur rôle, social, médical ou répressif, et sont plébiscités par la population.


  • Résumé

    The Paris hotel-Dieu and Hopital General, in the XVIIIth century, daily take care of 10 to 1500* people. The Hopital General, comprising the houses of Bicetre, La Salpetriere, La Pitie, has a doubl role of housing the poor and confining the beggars, this confinement being limited : most are seen a deserving poor. Confinement is essentially for prisoners sent by administrative, police or justic order. Children, mostly from the Foundling Hospital, the elderly, women, make the greatest part o its population. The hotel-Dieu has a medical organization with qualified personnel, giving care wit high seasonal variations. He houses a large proportion of patients coming from the Hopital General. Financing hospitals is a challenge : their economy has to work at best when circumstances are bad The Hopital General does not make profit from labour as expected when it was founded except for few luxury products ; neither can he count on charity. Tax revenues especially from wine and fron entertainment (theaters, opera. . . ) becomes crucial and allows regular income. These hospital are gigantic economic structures, requiring large amounts of cereals, wood, wine, meat, fabric. . . Supplying is a major concern of administrations. Organized according to a similar model but not with the same efficiency (the hotel-Dieu being more rigorous), they must insure continuity under any condition. Hospitals fulfill their social, medical or punishing role, and are in great demand by population.

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Informations

  • Détails : 1 vol. (408 f.)
  • Annexes : Bibliogr. p.375-401. Notes bibliogr.

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  • Bibliothèque : École des hautes études en sciences sociales. Thèses.
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  • Cote : TPE 2016-130
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