Sauvegarde du patrimoine architectural en Chine : la notion de guji, 1909-1937

par Lingqiong Xie-Fouques

Thèse de doctorat en Histoire et civilisations

Sous la direction de Anne Cheng et de Caroline Bodolec.


  • Résumé

    La thèse examine la notion de guji, littéralement « traces du passé », à partir des réglementations et institutions nationales pour la protection du patrimoine, et des actions de sauvegarde de sites impériaux et de temples bouddhiques à Pékin. La période étudiée couvre la fin de la dernière dynastie impériale et les premières décennies de l'ère républicaine jusqu'à la Guerre sino-japonaise en 1937. Guji est un terme employé dans la Chine impériale pour désigner généralement les sites bâtis ou naturels et les constructions susceptibles de susciter un sentiment de remémoration du passé. Nous l'empruntons dans notre étude de façon à mettre en avant la spécificité chinoise dans l'interprétation du concept de patrimoine architectural. Si progressivement, la valeur architecturale et l'état originel de monuments sont devenus des critères de qualification dans les réglementations, élaborées par des spécialistes formés en Occident et inspirées d'expériences occidentales, ils sont loin d'être une réelle préoccupation dans la pratique de sauvegarde. La fonction d'un site ou d'une construction constitue souvent le facteur décisif dans la transformation des lieux, et conditionne ainsi le devenir de la forme architecturale. L'absence d'une réelle attention à la matérialité du patrimoine est profondément liée à la perception de l'architecture dans la Chine impériale : loin d'être une œuvre artistique intrinsèque, la construction est vue comme un composant d'un ensemble vivant et organique, dont la fonction est le garant de la vitalité. Par l'examen de la notion de guji, nous voulons démontrer la forte connexion culturelle entre l'époque impériale et l'ère républicaine.

  • Titre traduit

    Protection of architectural heritage in China : the notion of guji, 1909-1937


  • Résumé

    The thesis analyses the notion of guji - literally "traces of the past" - through national regulations and institutions on heritage protection, as well as safeguard actions of imperial sites and Buddhist temples in Peking. The period studied covers the end of the last imperial dynasty and the first decades of the Republican era until the beginning of the Sino-Japanese War in 1937. Guji is a term used under imperial China to generally designate built or natural sites and buildings which evoke the reminiscence of the past. We borrow it in our study in order to put forward the Chinese specificity in the understanding of the concept of architectural heritage. If, progressively, the architectural quality and authenticity of monuments have been added as heritage selection criteria in the national regulations, designed by Western educated scholars and inspired by Western experience, they are far from really being considered in the practice of protection. In most cases, the function of a site or a building is the key factor leading to its physical transformation: function prevails over architectural form. The absence of a real attention to the materiality of architectural heritage is deeply linked to the perception of architecture in the imperial period: instead of being considered as an artistic work per se, the building is above all a component of a living and organic whole, whose function is the source of its vitality. By examining the notion of guji, we aim to demonstrate the strong cultural connection between imperial China and Republican era.

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Informations

  • Détails : 1 vol. (429 p.)
  • Annexes : Bibliogr. p.305-335. Notes bibliogr.

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  • PEB soumis à condition
  • Bibliothèque : École des hautes études en sciences sociales. Thèses.
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  • Cote : TPE 2016-69
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