Becoming Euro-Mediterranean : Reframing Urban Space and Identity in Southern France

par Philip Cartelli

Thèse de doctorat en Sociologie

Sous la direction de Michel Peraldi et de Lucien Castaing-Taylor.

  • Titre traduit

    En devenant Euro-méditerranéen : le recadrage de l'espace et l'identité urbains au sud de la France


  • Résumé

    Au cours des vingt dernières années, la ville de Marseille a transformé son image. Tandis que l'orientation de ce processus consiste principalement à revendiquer une identité méditerranéenne, nous avons pu constater que sa politique culturelle tendait simultanément à rapprocher de plus en plus ses visées à celles de l’Etat. Cette thèse porte sur un lieu spécifique à Marseille, l'Esplanade du J4, le site de deux nouveaux bâtiments qui furent construits depuis 2010 : le Musée des civilisations de l'Europe et de la Méditerranée d'un côté, et la Villa Méditerranée de l'autre. Ces deux institutions jouent désormais un rôle important dans la transformation d'un espace que de nombreux marseillais fréquentaient depuis des années, pour des usages informels ou ludiques, pendant que d'autres le considéraient comme un lieu depuis longtemps négligé. Nous explorons les réalités de ces pratiques de l’espace public dans leur nouveau contexte politique et institutionnel en tenant compte à la fois des points de vue des utilisateurs de l'espace et des personnes chargées de son réaménagement. Nous décrivons la coexistence continue, et surtout visible, de différents types d'utilisateurs sur le J4. Ainsi analyserons-nous, d'une part, les effets de la normalisation, ou rationalisation, sur l’espace public du J4. À travers I e cas du J4, nous racontons la situation actuelle de Marseille comme un processus de revendication d'une identité, en l'occurrence méditerranéenne. En définitive, nous évaluons la possibilité d'envisager un avenir « euro-méditerranéen » pour Marseille en regard des perspectives de transformation qui ont conduit à la situation actuelle d'un lieu tel que le front de mer du J4.


  • Résumé

    This dissertation analyzes how changes in infrastructure interact with cultural programming and rhetoric in a multi-faceted urban redevelopment project by examining social interactions, physical construction, and symbolic productions. Once part Marseille's port, the J4 Esplanade was bequeathed to the city as a barren swath of concrete and stone in the 1990s and has since been used by working-class and other Marseillais, many of whom hail from other nations, for recreation and socializing, with many of its regular users' activities oriented towards the sea. A redesigned public space opened in 2013, anchored by two institutions, the Museum of European and Mediterranean Civilizations, and the Villa Mediterranée, a structure dedicated to cross-cultural dialogues. From 2010 to 2014, I have tracked the J4's transformation from a non-purposed common space to one that maintains public access and use, but that in the process has reconceived which publics are welcome, when, and how. I consider the particular stakes when a transitional urban space's end product occludes preexisting categories of spatial use while purporting to preserve them in coded discourses of cultural valorization, in this case through the term "Mediterranean. " The recent widespread use of this label on the J4 and in Marseille entails seemingly paradoxical processes that simultaneously open and close, celebrate and confine, construct and eject under the banner of Mediterranean socio-cultural unity.

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Informations

  • Détails : 1 vol. (297 p.)
  • Annexes : Bibliogr. p.262-273. Notes bibliogr.

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  • PEB soumis à condition
  • Bibliothèque : École des hautes études en sciences sociales. Thèses.
  • Non disponible pour le PEB
  • Cote : TPE 2016-39
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