Mourir en diaspora : les pratiques funéraires des «minorités» musulmanes originaires de Turquie en Allemagne et en France

par Nur Yasemin Ural

Thèse de doctorat en Sociologie

Sous la direction de Nilüfer Göle et de Schirin Amir-Moazami.

Le président du jury était Danièle Joly.

Le jury était composé de Nilüfer Göle, Schirin Amir-Moazami, Danièle Joly, Riva Kastoryano.


  • Résumé

    Cette thèse doctorale se concentre sur la question de la mort des Musulmans en Europe en faisant recours à une étude de cas sur les « minorités » musulmanes originaires de Turquie en Allemagne et en France. Le voyage post-mortem au pays d'origine, la pratique dominante, est généralement discuté dans le cadre du débat sur l'« intégration » des « immigrés ». En effet, la décision d'être inhumé dans le pays de résidence est vu comme la volonté de « s'intégrer » par excellence. Dans les débats sur le manque supposé d'intégration liaux taux élevés des rapatriements, l'« Islam » est considéré comme raison principale pour ceux et celles qui décident de se faire rapatrier après la mort. Avec une distance critique par rapport à cette question idéologiquement marquée concernant l'« intégration » de certains citoyens étant nés et ayant grandi en Allemagne et en France, je m'intéresse plus particulièrement aux structures économiques, politiques et socioculturelles permettant et facilitant le rapatriement, et les problèmes juridiques quant à l'application des pratiques funéraires islamiques dans ces deux pays. J'adopte également une perspective historique en parallèle avec les expériences des autres groupes religieux minorisés dans le cadre étatique, par rapport auquel l'Islam est représentée comme une « exception ». Afin de comprendre la complexité du sujet, j'ai effectué une étude ethnographique, d'une part, avec les entreprises de pompes funèbres musulmanes à Berlin et à Paris, chacune adhérant aux différents courants religieux et/ou idéologiques d'autre part avec les personnes ayant côtoyé l'expérience de la mort en diaspora.


  • Résumé

    My doctoral thesis focuses on the question of death of a Muslim in Europe drawing on a case study on the Turkish speaking Muslim minorities in Germany and in France. The post-mortem voyage of the corpses, which is still the dominant practice for this group, has been mainly framed within the discussions on the "integration" of a "migrant", as the decision to be buried in the country of residence is considered to be an ultimate sign for willingness to "integrate". In these debates on the supposed lack of integration, "Islam" is offered to be the principal reason for those who opt for repatriation to the country of origin. With a critical stance to the ideological construction and the absurdity of the question of "integration" of German or French bom citizens of Kurdish or Turkish descent, I focus rather on the economic and political structures enabling repatriation, legal problems before the realisation of Muslim burials in Germany and France from a historical perspective parallel with other minoritised religions by the State, which constructs Islam as an "exception". In order to expose the complexity of the issue, I realised an ethnographic study, based on participant observations and semi-structured interviews on the one hand with Muslim undertaker companies in Berlin and Paris each of which adhering to different religious and/or ideological currents on the other hand with persons.

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Informations

  • Détails : 1 vol. (340 p.)
  • Annexes : Bibliogr. p.298-317. Notes bibliogr.

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  • Bibliothèque : Fondation Maison des sciences de l'homme. Bibliothèque.
  • PEB soumis à condition
  • Bibliothèque : École des hautes études en sciences sociales. Thèses.
  • Non disponible pour le PEB
  • Cote : TPE 2016-7
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