La condition des femmes originaires d'Afrique de l'Ouest en France entre enfermement et émancipation : éléments de réflexions sociopolitique et juridique

par Nina Mamy

Thèse de doctorat en Sciences juridiques

Sous la direction de Raphaël Porteilla.

Soutenue le 06-12-2016

à Dijon , dans le cadre de Ecole doctorale Langages, Espaces, Temps, Sociétés (Besançon) , en partenariat avec Centre de recherche et d'étude en droit et science politique (Dijon) (équipe de recherche) .

Le jury était composé de Raphaël Porteilla, Albert Bourgi, Robert Charvin, Philippe Icard.

Les rapporteurs étaient Albert Bourgi, Robert Charvin.


  • Résumé

    L’immigration des femmes originaires d’Afrique subsaharienne en direction de la France est fonction de la situation sociale, politique et économique du Continent africain. Depuis les années 80, elles sont de plus en plus nombreuses à émigrer alors même que la France remet progressivement en cause les conventions bilatérales qui dérogeaient à l’ordonnance n°45- 2685 du 2 novembre 1945 régissant en principe, l’entrée et le séjour des étrangers. Cela même en dehors du cadre du regroupement familial comme ce fut fréquemment le cas antérieurement. Les nombreuses modifications du régime général posé par l’ordonnance de 1945 résultent de la nécessaire adaptation de la législation française à des impératifs communautaires notamment depuis l’adoption du Traité de Maastricht en 1992. L’octroi de l’asile est une question qui intéresse les femmes notamment celles menacées d’excision, motif qui n’est admis que de manière restreinte par les autorités françaises contrairement à d’autres pays. Les candidates malheureuses à l’immigration sont contraintes de séjourner en France de manière illégale. Ces immigrées clandestines ne sont pas pour autant privées de tout droit. Cependant leur situation est parfois en contradiction avec les conventions relatives à la protection des droits de l’Homme. Ces femmes immigrées sont le plus souvent victimes de discrimination bien que leur niveau de compétence d’une génération à l’autre, soit en nette progression. En réaction aux problèmes d’intégration et désireuses de préserver leur culture, les communautés africaines perpétuent certaines coutumes qui sont en violation des conventions internationales portant sur les droits de l’Homme et de celles portant spécifiquement sur les droits de la Femme.Corrélativement ce repli communautaire rend plus difficile l’assimilation des immigrées qui souvent ne sont pas informées de leurs droits.

  • Titre traduit

    The status of women from West Africa in France between confinement and emancipation : legal and sociopolitical thought


  • Résumé

    No abstract

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