Thèse soutenue

Représentations et vécus des enfants ayant été exposés aux conflits et violences conjugales à l’île de La Réunion

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Auteur / Autrice : Dominique Ramaye
Direction : Didier Le Gall
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Sociologie
Date : Soutenance en 2016
Etablissement(s) : Caen
Ecole(s) doctorale(s) : École doctorale Homme, sociétés, risques, territoire (Rouen)
Partenaire(s) de recherche : Laboratoire : Centre d'étude et de recherche sur les risques et les vulnérabilités (Caen ; 2004-....)
Autre partenaire : Normandie Université (2015-....)
Jury : Président / Présidente : Dominique Beynier
Examinateurs / Examinatrices : Didier Le Gall, Dominique Beynier, Driss Alaoui, Jean-Yves Dartiguenave
Rapporteurs / Rapporteuses : Driss Alaoui, Jean-Yves Dartiguenave

Résumé

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A partir de récits d’enfances produits par des adultes ayant été exposés aux conflits et violences conjugales à l’île de La Réunion, cette recherche vise à mettre en lumière leurs représentations des conflits et violences et la diversité de leurs vécus socio-familiaux. Les analyses révèlent une perception de la société réunionnaise par les enfants, comme globalement violente, où les violences sociales et les violences conjugales sont appréhendées sur un même continuum. Les représentations de l’espace familial où s’expriment ces processus traduisent une partition rigide des territoires du masculin et du féminin en société créole. Dans ce contexte s’esquisse alors une stratégie de paraître social dont les enfants usent volontiers à des fins de protection du regard social. De même, leurs expériences socio-familiales dévoilent des rôles parentaux sous-contrainte, non dénués de paradoxes, notamment pour l’auteur. E des violences, qui contrôle le territoire familial. Ce faisant, dès lors que les enjeux éducatifs et conjugaux se confondent, les enfants eux-mêmes peuvent être les destinataires des violences. La frontière entre les violences conjugales et les violences parentales est ainsi brouillée par la concomitance des deux processus. Les enfants sont alors contraints d’aller à la quête de nouvelles ressources individuelles et/ou collectives, alternée pour certains. Es, avec des phases de reproduction des violences. Les acteurs montrent ainsi, toute leur capacité à utiliser les ressources sociales héritées du processus de créolisation afin de surmonter les épreuves au lendemain des situations de conflits et violences conjugales et tendre ainsi, vers des formes de résilience sociale.