S'engager pour se construire : un enjeu contemporain pour les jeunes

par Laurence Davoust Lamour

Thèse de doctorat en Sociologie

Sous la direction de Alain Vilbrod.

Soutenue le 09-02-2016

à Brest en cotutelle avec Brest , dans le cadre de École doctorale Sciences humaines et sociales (Rennes) , en partenariat avec Laboratoire d'études et de recherche en sociologie (laboratoire) .

Le président du jury était Alain Penven.

Le jury était composé de Alain Vilbrod, Alain Penven, Alain Vulbeau, Patricia Loncle-Moriceau, Francis Lebon, Julien Fuchs.


  • Résumé

    En quoi l’accompagnement éducatif des initiatives de jeunes – quelles qu’en soient les ambitions et les dimensions – leur permet-il de se construire, de « devenir quelqu’un », de se projeter dans un avenir incertain en osant expérimenter, dire, créer, choisir… ? Tel pourrait être résumée la perspective donnée à cette thèse de sociologie qui ne peut se définir, à proprement parler, comme une recherche, au sens le plus canonique du terme, mais davantage comme un processus de recherches appliquées, mené en plusieurs étapes et sur différents terrains.L’axe clé de notre travail est toujours resté celui de l’engagement, mais, au fil de nos avancées, la pluralité de ce dernier – au sens où Jacques Ion la décline déjà depuis quelques années1 –, s’est imposée. D’une problématique construite sur le croisement des modalités d’engagement, des formes d’accompagnement et des constructions de projets de jeunes, nous avons progressivement glissé vers des questions plus identitaires et plus sociétales. Le contexte actuel, en mutations perpétuelles et extrêmement rapides, y est bien entendu pour quelque chose.Le contexte de recherche est avant tout celui de la sociologie de la jeunesse, mais la problématique élaborée articule les caractéristiques évolutives des jeunes dans leurs espaces de sociabilité et les injonctions sociétales à exister, à être visible, responsable, autonome, selon un principe d’individuation. La recherche relève ainsi d’une dimension collective et d’une construction individuelle et tente de mettre en tension le développement singulier de chacun et l’hétérogénéité groupale. La réflexion qui est la nôtre débute en 2003/2004, sur le terrain de l’engagement des jeunes dans une fédération d’éducation populaire : la Ligue de l’enseignement du Finistère, anciennement nommée la Fédération des OEuvres Laïques. Ce premier travail relève de la recherche exploratoire et parallèlement, de l’enquête de terrain. Il vise à interroger le possible continuum entre bénévolat et militantisme. Les années suivantes permettent à la réflexion de s’élargir, tant du point de vue de l’objet que du terrain d’étude. L’axe de questionnement central reste cependant clairement celui de l’engagement des jeunes, qui est interrogé dans son sens mais également dans ses modalités diverses :engagement en milieu associatif, engagement humanitaire, initiatives locales, collectives,individuelles…En 2008/2009, le matériau recueilli est important, quantitativement et qualitativement, conduisant à mobiliser des concepts nouveaux. De l’engagement, jusqu’alors décliné en bénévolat et militantisme, la recherche s’attache à démontrer que la prise d’initiatives et de responsabilités, et plus globalement la participation à la vie locale, sont également des vecteurs de pouvoir d’action chez les jeunes. L’idée est alors de penser davantage les modalités différenciées d’engagement comme des leviers potentiels de développement : développement social, personnel, culturel… En outre, on voit progressivement poindre l’idée d’une participation sociale pouvant être vecteur d’épanouissement personnel et collectif. L’élaboration progressive d’une image de soi positive et d’une estime de soi cohérente devient alors également une pièce constitutive de notre problématique.Si le public cible reste le même – la jeunesse –, son bornage évolue au fil des travaux et des questionnements. Si l’idée première de mieux percevoir la réalité des engagements de jeunesse se maintient également, la pluralité des situations se développe au cours de la réflexion, mêlant progressivement les questions d’évolution des formes d’engagement – du bénévolat au militantisme – aux interrogations de construction identitaire des jeunes engagés – de l’engagement pour l’autre à l’engagement pour soi –.Il s’agit donc bien ici d’un travail construit sur une période longue de douze années et qui trouve sa logique dans un contexte en fortes mutations. […]

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