Scepticisme et politesse dans l'œuvre de David Hume

par Alexandre Simon

Thèse de doctorat en Philosophie

Sous la direction de Frédéric Brahami.

Soutenue le 05-01-2016

à Besançon , dans le cadre de Ecole doctorale Langages, Espaces, Temps, Sociétés (Besançon) , en partenariat avec Logiques de l'Agir (Besançon) (laboratoire) et de Laboratoire de Recherches philosophiques sur les Logiques de l'Agir (laboratoire) .

Le président du jury était Thierry Martin.

Le jury était composé de Frédéric Brahami, Thierry Martin, Claude Gautier, Éléonore Le Jallé, Didier Deleule, Céline Spector.

Les rapporteurs étaient Claude Gautier, Éléonore Le Jallé.


  • Résumé

    Ce travail étudie la relation entre scepticisme et politesse dans l’œuvre de David Hume afin de contribuer à la compréhension philosophique de l’art d’écrire de Hume et de son évolution. Du Traité de la nature humaine (1739-1740) aux œuvres suivantes (les Essais, les deux Enquêtes, les Four Dissertations et les Dialogues sur la religion naturelle), on observe un incontestable changement dans la manière de communiquer la science de l’homme au public du XVIIIe siècle. Inspiré en partie du journalisme philosophique d’Addison et de Steele et destiné à rendre la philosophie abstraite accessible au public de la conversation, l’art d’écrire de Hume témoigne d’une intégration progressive de la culture de la politesse au scepticisme mitigé et à son expression. Mais cela signifie tout sauf un renoncement aux ambitions spéculatives du Traité, que Hume aurait abandonnées pour la recherche d’une gloire mondaine. Au contraire, comme expression de la bonne humeur caractéristique du « vrai sceptique » et comme préparation littéraire de la réception critique de la philosophie au sein de la République des Lettres, l’art d’écrire de Hume cherche à donner à cette science sceptique – et science nouvelle – qu’est la science de l’homme le public dont elle a besoin pour assurer sa fondation. Le scepticisme mitigé apparaît alors comme étant essentiellement un scepticisme policé, c’est-à-dire comme la meilleure manière de faire entrer la « métaphysique » dans la voie sûre de la civilisation.

  • Titre traduit

    Scepticism and politeness in the works of David Hume


  • Résumé

    This study deals with the relationship between scepticism and politeness in the works of David Hume, in order to contribute to the understanding of Hume’s art of writing from a philosophical point of view. From the Treatise of human nature (1739-1740) to the later works (the Essays, the two Enquiries, the Four dissertations and the Dialogues concerning natural religion), one can observe an obvious change in the manner of communicating the science of man to the public of the eighteenth century. Partly inspired by the philosophical journalism of Addison and Steele and designed to make abstract philosophy accessible to the public of conversation, Hume’s art of writing shows a progressive integration of the culture of politeness with scepticism and its expression. But this certainly does not mean that Hume would have left the speculative ambitions of the Treatise for worldly success. On the contrary, as an expression of the good humour which characterizes the « true sceptic » as well as a literary preparation of the critical reception of philosophy in the Republic of Letters, Hume’s art of writing tries to give to the science of man, considered as a sceptical – and new – science, the public that it needs for its foundation. Hence mitigated scepticism appears essentially as a polite scepticism, the best way for « metaphysics » to enter upon the secure path of civilization.


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Informations

  • Détails : 1 vol. (427 p.)
  • Annexes : Bibliographie p.379-415. Index

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  • Bibliothèque : Bibliothèque universitaire. Section Lettres.
  • Disponible pour le PEB
  • Cote : LET.BESA.2016.005
  • Bibliothèque : Bibliothèque universitaire électronique, Besançon.
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