Le style paradoxal des moralistes classiques : Montaigne, Pascal, La Rochefoucauld, La Bruyère

par Pierre-Yves Gallard

Thèse de doctorat en Langue, Littérature et Civilisation Françaises

Sous la direction de Anna Jaubert.

Soutenue le 10-12-2016

à Côte d'Azur , dans le cadre de École doctorale Sociétés, Humanités, Arts et Lettres (Nice) , en partenariat avec Université de Nice (établissement de préparation) et de Bases, Corpus, Langage. UMR 7320 (Nice ; 2012-) (laboratoire) .

Le président du jury était Geneviève Salvan.

Le jury était composé de Geneviève Salvan, Marc Bonhomme, Stéphane Macé, Claire Badiou-Monferran.

Les rapporteurs étaient Marc Bonhomme, Stéphane Macé.


  • Résumé

    Notre travail interroge l’affinité entre une figure – le paradoxe – et le discours sur les mœurs, tel qu’il s’invente et se développe de Montaigne à La Bruyère : il étudie l’appropriation d’un fait de langue et sa requalification en fait de style. La confrontation des théories existantes sur le paradoxe aux exemples de notre corpus fait apparaître la gradualité de la figure, dont la configuration prototypique connaît des réalisations discursives de forme et d’étendue variables, et dont l’étude stylistique implique l’articulation des points de vue microstructural et macrostructural. En promouvant une approche englobante, continuiste et contextualisée des formes de l’écriture paradoxale, nous soulignons la dimension matricielle du paradoxe, sa propension à constituer, pour les textes que nous étudions, un principe générateur, une forme ordonnatrice : l’étymon d’un style. Nous défendons en effet l’idée selon laquelle le paradoxe constitue un lieu commun de la prose moraliste, c'est-à-dire la forme-sens dans laquelle se cristallisent une éthique et une esthétique, un rapport soupçonneux aux vérités admises et aux discours institués. L’examen des différents usages de la figure et des fonctions qui lui sont dévolues nous permet ainsi d’éclairer les soubassements épistémologiques de l’entreprise moraliste.

  • Titre traduit

    The paradoxical style of the classical moralists : Montaigne, Pascal, La Rochefoucauld, La Bruyère


  • Résumé

    Our work reflects upon the affinity between a figure of speech – the paradox – and the moral discourse, as it emerges and evolves from Montaigne to La Bruyère. We study the appropriation of a linguistic form and its revaluation as a stylistic trait. The comparative examination of the theoretical descriptions of the paradox, and their application to our corpus examples reveal the gradualness of the figure, and the variety of its discursive actualizations. By promoting a global, continuist and contextualized approach to the paradox, we stress out its functionality as well as its propensity to shape the reflection and the writing of the classical moralists.

Consulter en bibliothèque

La version de soutenance existe

Où se trouve cette thèse ?

  • Bibliothèque : Université Nice Sophia Antipolis. Service commun de la documentation. Bibliothèque électronique.
Voir dans le Sudoc, catalogue collectif des bibliothèques de l'enseignement supérieur et de la recherche.