André Schaeffner : un portrait intellectuel à travers ses écrits sur Debussy et Stravinsky

par Gabriela Elgarrista

Thèse de doctorat en Arts Vivants dominante musique

Sous la direction de Jean-Louis Leleu.

Soutenue le 09-12-2016

à Côte d'Azur , dans le cadre de École doctorale Sociétés, Humanités, Arts et Lettres (Nice) , en partenariat avec Université de Nice (établissement de préparation) , Centre transdisciplinaire d’épistémologie de la littérature et des arts vivants (Nice) (laboratoire) et de Centre transdisciplinaire d’épistémologie de la littérature et des arts vivants (laboratoire) .

Le président du jury était Jean-François Trubert.

Le jury était composé de Jean-François Trubert, Denis Herlin, Cécile Reynaud, Robert Piencikowski.

Les rapporteurs étaient Denis Herlin, Cécile Reynaud.


  • Résumé

    Plus connu comme ethnologue que comme musicologue, André Schaeffner (1895-1980) a adopté, dans ses travaux sur la musique savante, une position contraire à un type de critique prétendument « objective », qui se voudrait neutre face à l’œuvre d’art. Il y revendique le droit à une « critique d’admiration », ne cachant pas ses préférences personnelles. La démarche de Schaeffner se caractérise par l’absence d’une « vision téléologique de l’histoire de la musique » ou de tout esprit de système, et par l’importance accordée à la mise en perspective historique et esthétique, à la contextualisation de l’œuvre du compositeur. Cette vision de la critique a été fréquemment dénoncée comme péchant par l’absence de tout jugement. En reconstruisant l’ensemble des circonstances qui entourent les événements auxquels il s’intéresse, en collectant et en soumettant à un examen attentif les documents qui y ont trait, Schaeffner remet en question des idées reçues, des clichés autour desquels flotte une trompeuse aura de légitimité. Cette thèse montre, en s’appuyant sur de nombreux documents – textes publiés ou restés inédits, notes de travail, riche correspondance –, comment Schaeffner a mené ce type d’étude critique à propos de l’œuvre de deux musiciens auxquels il a voué un intérêt passionné, l’un disparu : Claude Debussy, l’autre vivant et qu’il a pu côtoyer : Igor Stravinsky, ainsi que la manière dont on a accueilli ses travaux de son vivant, et leur validité aujourd’hui.

  • Titre traduit

    André Schaeffner : an intellectual portrait through his writings on Debussy and Stravinsky


  • Résumé

    André Schaeffner (1895-1980), better known as ethnologist than for his musicological activity, in his works concerning classical music embraces a position against the kind of critique that claims to be “objective” or neutral towards the artwork. He makes a plea for a “critique of admiration” that takes sides and displays one’s preferences. His writings pay no heed to a teleological or systematic approach of the history of music. Instead, he puts the composer’s work in perspective, reconstructing its historical and aesthetic background. Many condemned this kind of approach as lacking any judgement criterion. Nevertheless, thanks to his study of the circumstances in which a composer’s works were created, Schaeffner was able to call into question common and supposedly true preconceptions and stereotypes. Based on a study of several documents – both published and unpublished texts, drafts, rich correspondence – this thesis shows how Schaeffner carried out this kind of critique, especially in his writings concerning two composers that he fervently admired: the deceased Claude Debussy and Igor Stravinsky, still alive at that time and with whom Schaeffner was acquainted; as well as how Schaeffner’s theories were received upon publication and what their validity is nowadays.

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