"The houses of transition" : post-communist transformations, migration and uncertainty in Albania

par Gerda Dalipaj

Thèse de doctorat en Anthropologie

Sous la direction de Dionigi Albera et de Gilles de Rapper.

Le président du jury était Nathalie Clayer.

Le jury était composé de Pierre Sintès, Olivier Givre.

Les rapporteurs étaient Vintilă Mihăilescu.


  • Résumé

    La thèse explore les spatialités et les temporalités des projets de maisons chez les Albanais pendant les transformations postcommunistes de longue durée, libellés localement comme « tranzicion ». Elle apporte une contribution au domaine des études postcommunistes en examinant comment les processus de la construction matérielle, sociale et affective des maisons et du chez-soi au micro-niveau, se sont liés aux processus qui ont lieu aux niveaux plus larges des sociétés. Les résultats sont basés sur un travail de terrain mené dans un quartier suburbain d'une ville d’Albanie centrale, et sur une ethnographie multi-située en retraçant les réseaux familiaux dans la ville albanaise, les villages d'origine respectifs, et dans une ville de destination migratoire : Athènes.La thèse essaye d'expliquer pourquoi les Albanais faisaient référence à leurs maisons construites pendant la période postcommuniste, comme « les maisons de la transition ». D'un côté, le projet de la maison est entrepris au nom de la réussite individuelle, du progrès et du développement. Les significations locales de ces trois facteurs viennent des attentes utopiques de la transformation postcommuniste et de l’expérience migratoire « réussie » vers les pays considérés comme des « paradis capitalistes ». D'autre part, ces constructions sont profondément motivées par des raisons intimes et par des idéaux de ce que la « shtëpi » (maison) devrait fournir: la stabilité, la sécurité, le confort, la confiance, la protection, l'ordre, la continuité et la mémoire, l’effort de s’ancrer, un sens de l’ensemble familial et de l'appartenance aux lieux.


  • Résumé

    This thesis explores the spatialities and temporalities of home making projects of Albanians during the long-lasting post-communist transformations, locally denominated as 'tranzicion' (transition). The thesis contributes to the field of post-socialist /postcommunist studies by showing how the micro-level intimacies which construct a house and a home, are connected with and challenged by processes which take place at higher and wider levels of societies. The results are based on extensive fieldwork primarily concentrated in a newly inhabited suburban quarter of a town in central Albania. Additional data was drawn from a multi-sited ethnography tracing family networks in the Albanian town, the respective villages of origin, and one emigration destination, Athens. The thesis investigates the lived experience of home construction in post-communist Albania. It aims to explain why Albanians were referring to their houses built during post-communist period, as 'the houses of transition'. On the one hand the process of home-making is undertaken in the name of individual achievement, progress and development. The local meanings of the later derive from utopian expectations of postcommunist transformations and of individual ‘successful' emigration experiences towards countries seen as ‘capitalist paradises'. On the other hand, home-making processes are deeply motivated by intimate and ideal qualities of what a 'shtëpi' (house, home) should provide: stability, security, comfort, trust, protection, order, continuance and memory, root and anchor, a sense of family togetherness and belonging.


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