Les oliveraies de montagne de la Sierra de Cadix (Andalousie occidentale, Espagne) : évolution récente (1956-2001) et enjeux de conservation d'un paysage agraire méditerranéen traditionnel

par Claudia Márquez Thomas

Thèse de doctorat en Géographie et Environnement

Sous la direction de Marianne Cohen.


  • Résumé

    Sont analysées les oliveraies de montagne comme paysage agraire méditerranéen traditionnel en crise, à mi-chemin entre agriculture «marginale» et formation forestière secondaire. L'étude a été menée à la Sierra de Cadix, et cherche à interpréter les dynamiques paysagères des oliveraies des dernières décennies, ainsi que leur place actuelle dans la gestion du territoire. L'approche du travail, interdisciplinaire, articule une cartographie diachronique, une étude floristique des exploitations et la réalisation d'entretiens sur les pratiques/représentations des acteurs. Entre 1956 et 2001 la zone montre une stabilité des surfaces oléicoles, expliquée par une spécialisation agricole et par une dynamique résiliente d'« aller - retour » entre les parcelles oléicoles abandonnées et celles remises en culture lors des conjonctures favorables, grâce au caractère non professionnel dominante, la petite propriété et la plasticité de l'arboriculture sur terrains défrichés. Les oliveraies ont une forte hétérogénéité spatiale - à l'échelle du paysage et intra-parcelle -, et une forte diversité floristique (refuge flore méditerranéenne) ; aspects renforcés par une oléiculture extensive à caractéristiques productives, esthétiques et patrimoniales d'intérêt. Pourtant, domine dans les discours des acteurs une représentation assez négative de celle-ci. Des logiques productivistes cherchant leur standardisation, ou la perception d'une oliveraie hors de sa place - représentations construites par comparaison aux zones spécialisées - signalent la nécessité de leur valorisation, par les gestionnaires locaux et les oléiculteurs, afin de les considérer autrement dans la cogestion de cet espace.


  • Résumé

    Mountain olive groves are analyzed as traditional Mediterranean agrarian landscape in crisis, halfwa) between a "marginal" agriculture and a secondary forest formation. The study was conducted in the Sierra de Càdiz, and seeks to understand the olive grove's landscape dynamics of recent decades, and their current place in the management of the territory. The approach, interdisciplinary, articulates a diachronie mapping, a floristic study of farms and interviews on practices / representations of the actors. Between 1956 and 2001 the area shows a stable olive-grove cover, explained by agricultural specialization and by a resilient dynamic of "round - trip" between olive parcels abandoned and those recultured during opportunity periods, thanks to the non-professional dominant profile, the small property and the plasticity of tree crops on cleared-forest land. Olive groves have a strong spatial heterogeneity - at the landscape scale and intra-plot - and a strong floristic diversity (Mediterranean fora refuge); aspects reinforced by extensive olive growing with productive, aesthetic and heritage interesting characteristics. Yet, dominates the discourse of the actors a quite a negative image of it. Logic of productivity seeking their standardization, or the perception of an olive out of place - representations constructed by comparing the specialized areas - point to the need of their valorisation by local managers and growers to consider them otherwise in the co-management of this space.

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  • Détails : 1 vol. (578 p., non paginé [28] p.)
  • Annexes : Notes bibliogr. 397 réf.

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  • Bibliothèque : Université Paris Diderot - Paris 7. Service commun de la documentation. Bibliothèque Universitaire des Grands Moulins.
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  • Cote : TL (2015) 087
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