Entre les deux rives du canal du Mozambique : histoire et mémoires des Makoa de l'ouest de Madagascar : XIXe et XXe siècles

par Klara Boyer

Thèse de doctorat en Histoire de l'Afrique. Histoire, archéologie et histoire de l'Art


  • Résumé

    Alors que la Grande Île avait été, durant des siècles, exportatrice d'esclaves, elle se mit au XIXe siècle à importer de façon massive des esclaves de l'Afrique orientale. Tous les esclaves est-africains ont été appelés Madagascar par les termes génériques de « Makoa » ou « Masombika », qui ont continué à désigner leurs descendants. À l'Ouest de Madagascar, des vieux Makoa continuent de transmettre le souvenir de leurs ancêtres venus d'au-delà des mers. En suivant le fil de ces récits oraux, confrontés à diverses sources archivistiques, j'ai tenté de reconstituer l'histoire de la traversée de ces aïeux, de l'Afrique centrale de l'Est à la côte Ouest de Madagascar. Leur migration forcée s'est réalisée au cours de la seconde moitié du XIXe sied( dans un contexte où la traite des esclaves était considérée comme illégale. Dans l'Ouest malgache, les MakoE ou Masombika ont connu des situations juridiques et des conditions sociales différentes. La pluralité de leurs stratégies individuelles et collectives, en contexte d'esclavage et de post-esclavage, illustre le caractère hétérogène du groupe. Des facteurs de cohésion liaient toutefois les Makoa, qui ont parlé à Madagascar une seule et même langue, importée du Mozambique.

  • Titre traduit

    Between the two banks of the Mozambique channel : history and memories of the Makoa in West Madagascar : XIXe-XXe centuries


  • Résumé

    While Madagascar had been exporting slaves for centuries, in the nineteenth century, the Big Island began to import massively slaves from East Africa. Ail African slaves were called by the generic terms of "Makoa" or "Masombika" which continued to nominate their descendants in Madagascar. In the West, old Makoa inhabitants continue to transmit the memory of their ancestors who came from beyond the seas. Following the course of these oral narratives, faced with various archivai sources, I tried to reconstruct the history of the crossing of these ancestors, from East Africa to the West coast o Madagascar. Their forced migration was carried out during the second half of the nineteenth century, when the slave trade was considered illegal. In western Madagascar, the Makoa or Masombika experienced different legal situations and social conditions. The plurality of their individual and collective strategies, in context of slavery and post-slavery, illustrates the heterogeneity of the group. However, cohesion factors linked the Makoa, who spoke in Madagascar a single language, imported from Mozambique.

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  • Détails : 1 vol. (980 p.)
  • Annexes : Réf. bibliogr. p. 817- 847

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  • Cote : TL (2015) 072

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