Le roman d'entreprise français depuis les années 1980. Thierry Beinstingel, François Bon, Nicole Caligaris, Yves Pagès.

par Aurore Labadie

Thèse de doctorat en Littérature française

Sous la direction de Bruno Blanckeman.

Le président du jury était Catherine Brun.

Le jury était composé de Bruno Blanckeman, Catherine Brun, Corinne Grenouillet, Anne Roche.

Les rapporteurs étaient Corinne Grenouillet, Anne Roche.


  • Résumé

    Cette thèse s’attache à étudier la représentation du thème de l’entreprise dans la littérature contemporaine française, à travers un corpus panoramique de romans parus à partir des années 1980. Les œuvres de François Bon, Thierry Beinstingel, Nicole Caligaris et Élisabeth Filhol, représentatives de cette inflexion romanesque en passe de devenir un sous-genre, y trouvent une place privilégiée. Figurant les récentes mutations linguistiques, managériales, structurelles et idéologiques des grandes entreprises, le roman en soulève les divers enjeux connexes (socio-économiques, éthiques, anthropologiques) et se dote, ce faisant, d’un potentiel critique. Pour réfléchir (c’est-à-dire « refléter », tout autant qu’ « exercer leur réflexion sur ») ces transformations, les romanciers les plus entreprenants puisent à la capacité heuristique de la forme romanesque : la représentation des mutations se répercute alors dans des métamorphoses formelles prenant leur distance avec les esthétiques réaliste et naturaliste. Attachée à réinscrire ce roman dans une histoire littéraire remontant à Chrétien de Troyes, cette étude entend montrer comment le roman d’entreprise, refondé par François Bon et Leslie Kaplan, participe d’un mouvement de repolitisation du littéraire. Piochant dans les sciences humaines de quoi penser le monde, il offre ainsi de nouvelles lignes de lisibilité dans le réel, tout en posant, à nouveaux frais, la question de l’engagement littéraire.

  • Titre traduit

    French Corporate novels since the 80’s.Thierry Beinstingel, François Bon, Nicole Caligaris, Élisabeth Filhol


  • Résumé

    The point of this thesis is to study the representation of the corporation’s theme in the French contemporary literature, through a panoramic corpus of novels published since the 80’s. It gives a very specific place to works from François Bon, Thierry Beinstingel, Nicole Caligaris and Élisabeth Filhol, significant works representative of this quixotic redirection, which is about to become a sub category on its own. Featuring recent ongoing changes in linguistics, management, organization and ideology in big corporations, those novels highlight various related issues (socio-economic, ethic, anthropological) and through the process, gain a critical potential. To think about those transformations (meaning « thinking » as much as « reflecting ») the most innovative novelists inspire themselves from the heuristic capacity of a novel : the representation of those mutations will turn into formal metamorphosis distancing themselves from naturalist and realistic aesthetics. Committed to put this novel movement back into the literature history which goes back to Chrétien de Troyes, this thesis intends to show how Corporate novels, rebuilt by François Bon and Leslie Kaplan, are part of a larger movement which means to inject political engagement in literature. Using human sciences to think about the world, it offers new readings settled in real life, while questioning literature commitment.



Le texte intégral de cette thèse sera accessible sur intranet à partir du 02-12-2018

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