La filière cinématographique marocaine

par Mounia Bel-Afia

Thèse de doctorat en Études cinématographiques et audiovisuelles

Sous la direction de Laurent Creton et de Giusy Pisano.

Soutenue le 16-01-2015

à Sorbonne Paris Cité , dans le cadre de École doctorale Arts et médias (Paris) , en partenariat avec Institut de recherche sur le cinéma et l'audiovisuel (Paris) (laboratoire) et de Université de la Sorbonne Nouvelle (Paris) (établissement de préparation) .


  • Résumé

    Cette thèse prend comme problématique de départ l’étude du cinéma au Maroc, son évolution économique et sociale marquée par la colonisation et la post-colonisation et une série de faiblesses et d’atouts qui rendent son étude une tâche intéressante. En effet, tandis que les infrastructures liées à ce secteur ont été mises en service dès les années 20 du siècle dernier, ce n’est qu’en 1958 que le premier long métrage marocain a vu le jour. Il s’agit du film Le fils maudit de Mohamed Ousfour. Ainsi, cette thèse a procédé à un état des lieux des différentes composantes de la filière cinématographique au Maroc par le schéma élémentaire : production distribution-exploitation, en optant pour une histoire socio-économique du cinéma marocain. L’approche adoptée est purement empirique. Cette thèse part d’une série de questions qui interrogent le parcourt mitigé du cinéma au Maroc, où de grosses productions mondiales sont annuellement tournées, des festivals sont organisés, une implication de l’État est permanente, mais sans pour autant aboutir à créer les bases d’une réelle industrie cinématographique.En conclusion de cette thèse une crise structurelle dont souffre le cinéma au Maroc a été évoquée, sans pour autant nier les quelques aspects évolutifs qu’il a connus. En effet, le cinéma marocain est toujours à la recherche d’un développement prenant en considération la dualité qui le caractérise en tant qu’art et industrie. La filière cinématographique souffre d’une grande fragilité et d’un manque de cohérence dans le développement que connaît chacune de ses composantes. En plus, le cinéma au Maroc est assez souvent assimilé par le pouvoir comme un vecteur de promotion touristique et de propagande politique, plutôt qu’une industrie culturelle. La production cinématographique, de sa part, dépend du soutien de l’État, ce qui facilite la censure et impose la vision du pouvoir du développement de ce domaine.

  • Titre traduit

    Moroccan cinematografic industry


  • Résumé

    This thesis tackles as an initial issue the study of cinema in Morocco, its economic and social evolution markedby colonization, post colonization, and a series of weaknesses and assets that make its study an interesting task.Indeed, since infrastructures linked to this industry were put into service starting from 20s of the formercentury, it was not until 1958 that the first Moroccan long-length film came into being. It is about the movie of“Le fils de maudit” by Mohamed Ousfour. Accordingly, this thesis conducts a study of the different componentsof cinematographic industry in Morocco through this basic paradigm: production-distribution-exploitation,opting for a socio-economic history of the Moroccan cinema. The adopted approach is purely empirical.This thesis part of a series of questions that interrogate the mitigated path of cinema in Morocco, where hugeworld productions are currently shot, festivals organized, and a state’s implication that is deemed relevant, butwithout however leading to the creation of bases of a real cinematographic industry.In conclusion of this thesis a structural crisis of which suffers cinema in Morocco was triggered, withouthowever denying some evolutionary aspects that it has seen. Indeed, Moroccan cinema is still on the lookoutfor development taking into account the duality which characterizes it as an art and industry. Thecinematographic sector suffers from a profound fragility and from a lack of coherence in the development thateach of its components experiences. Furthermore, cinema in Morocco is often understood by the government asa medium of tourism promotion and political propaganda, rather than cultural industry. The cinematographicindustry, on its part, depends on the state’s support, which facilitates censorship and imposes the state’s visionof the development of this field.

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