Dissonance, malaise et violence, post-indépendance dans la littérature africaine anglophone : du désenchantement à la déchéance ?

par Etsè Awitor

Thèse de doctorat en Langues, littératures et cultures des mondes anglophones

Sous la direction de Philip Whyte.

Soutenue le 02-10-2015

à Tours , dans le cadre de École doctorale Sciences de l'homme et de la société (Tours) , en partenariat avec Interactions culturelles et discursives (équipe de recherche) .

Le président du jury était Jacqueline Jondot.

Le jury était composé de Benaouda Lebdaï, Guillaume Cingal.

Les rapporteurs étaient Benaouda Lebdaï.


  • Résumé

    À travers l’analyse de la vie des protagonistes, le malaise et le dysfonctionnement socio-politique, économique et culturel des post-indépendances, cette étude met en exergue les différentes formes de violences dans les romans suivants : The Beautyful Ones Are Not Yet Born, Fragments d’Ayi Kwei Armah, Kill Me Quick, Going Down River Road, The Cockroach Dance et The Big Chiefs de Meja Mwangi et Dangerous Love de Ben Okri. La thématique de la désillusion s’incruste comme un leitmotiv dans tous ces romans. L’omniprésence de la désillusion permet de montrer le caractère violent de la perte des illusions. L’émergence des régimes dictatoriaux après l’indépendance dans plusieurs pays africains où la corruption, le clientélisme et l’affairisme sont érigés en mode de gouvernement entraînent une dissonance profonde et un malaise sans précédent. Si ces violences puisent, d’une part, leur origine dans la déstructuration de la vie sociopolitique, économique et culturelle causée par la colonisation, elles sont dues, d’autre part, aux dysfonctionnements de la société post-indépendante. Ces violences, ces dissonances et la tyrannie du pouvoir atteignent leur sommet dans un pays imaginaire, vraisemmblablement le Rwanda, où la cruauté des massacres et l'absurdité de l'idéologie de l'Hutu Power appelant au génocide des Tutsi dépassent l'entendement humain

  • Titre traduit

    Post-independence, dissonance, malaise and violence in anglophone african literature : from disenchantment to decay ?


  • Résumé

    Through the analysis of the daily life of the protagonists, the socio-political, economic and cultural post-independence dissonance and malaise, this study spotlights the different forms of violence as portrayed in Ayi Kwei Armah’s The Beautyful Ones Are Not Yet Born, Fragments, Meja Mwangi’s Kill Me Quick, Going Down River Road, The Cockroach Dance, The Big Chiefs and Ben Okris’ Dangerous Love. The theme of post-independence disillusionment is pervasive in all these novels. The omnipresence of this disenchantment enables to point out the violence which is inherent in the loss of illusion. The dictatorial regimes which emerge in many African states, after independence, lead to a great and deep dissonance and unprecedented malaise: corruption, embezzlement and nepotism become the norms of ruling. If this violence finds its roots, on the one hand, in the violent socio-political, economic and cultural disorganisation of traditional African society by colonisation, it is also, on the other hand, due to post-independence disjuncture and bitterness. Tyranny of power, dissonance and violence have plunged an imaginary country, probably Rwanda , into an extreme violence where the cruelty of the massacres and the absurdity of Hutu Power's ideology exhorting Hutu people to exterminate the Tutsi are beyond all understanding


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