L'art de la discrétion ( l'infranuance et le petit usage)

par Quentin Jouret

Thèse de doctorat en Arts plastiques

Sous la direction de Dominique Clévenot et de Isabelle Alzieu.

Soutenue le 12-12-2015

à Toulouse 2 , dans le cadre de École doctorale Arts, Lettres, Langues, Philosophie, Communication (Toulouse) , en partenariat avec Lettres, langages et arts (Toulouse) (laboratoire) .

Le président du jury était Jean Arnaud.

Le jury était composé de Dominique Clévenot, Isabelle Alzieu, Christophe Viart.

Les rapporteurs étaient Jean Arnaud, Christophe Viart.


  • Résumé

    De même que Maurice Blanchot observait que le quotidien, « c’est ce qu’il y a de plus difficile à découvrir », Quentin Jouret constate qu’il ne cesse de changer d’apparence et échappe à notre désir de maîtrise. Le problème n’est dès lors pas tant de définir le quotidien, mais plutôt de voir comment « la discrétion serait la manière dont le quotidien change imperceptiblement ». De façon plus pratique, la discrétion devient un moyen d’apprendre à mieux voir le monde qui nous entoure, à en saisir les modulations infimes. Pour le dessinateur comme pour le photographe, il s’agira d’être attentif aux occasions qui se présentent, l’espace d’un bref instant. Tout comme Roland Barthes ambitionnait, autour du terme de « diaphrologie », de construire une science des nuances, Quentin Jouret appelle tour à tour les notions de neutre chez Roland Barthes, de dettaglio chez Daniel Arasse, de fadeur chez François Julien, d’inframince chez Marcel Duchamp ou encore d’infraordinaire chez Georges Pérec. Le mémoire consiste en un volume de 590 pages, impression recto verso, dont la particularité est d’intercaler entre chaque page un feuillet moins large, non folioté, réservé à la reproduction des images de l’auteur et dans une moindre mesure celles des œuvres des artistes cités en référence. Ce travail entend mettre en avant le primat de l’expérience artistique dans la recherche en arts plastiques.

  • Titre traduit

    The art of discretion


  • Résumé

    As Maurice Blanchot observed that daily, "is what is most difficult to find," Jouret Quentin finds that keeps changing appearance and beyond our control desire. The problem is therefore not so much to define the everyday, but rather to see how "the discretion is how the daily exchange imperceptibly." More practically, discretion is a way to learn how to see the world around us, to grasp the tiny modulations. For the artist as for the photographer, this will be attentive to opportunities that arise, just for a brief moment. As Roland Barthes aspired around the term "diaphrologie" to build a science of nuances, Quentin Jouret called alternately the neutral concepts Roland Barthes, to dettaglio at Daniel Arasse of blandness in François Julien, of inframince with Marcel Duchamp or to infraordinaire at Georges Perec. The memory consists of a volume of 590 pages, duplex printing, whose characteristic is to insert between each page a narrower slip, non folioté, reserved for the reproduction of images of the author and to a lesser extent those works referenced artists. This work intends to emphasize the primacy of artistic experience in research in the visual arts.


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