Traumatisme psychique et lien social
| Auteur / Autrice : | Marina Portuese |
| Direction : | Marie-Jean Sauret |
| Type : | Thèse de doctorat |
| Discipline(s) : | Psychopathologie |
| Date : | Soutenance le 11/07/2015 |
| Etablissement(s) : | Toulouse 2 |
| Ecole(s) doctorale(s) : | École doctorale Comportement, Langage, Éducation, Socialisation, Cognition (Toulouse) |
| Partenaire(s) de recherche : | Laboratoire : Laboratoire Cliniques psychopathologique et interculturelle (Toulouse) |
| Jury : | Président / Présidente : Sidi Askofaré |
| Examinateurs / Examinatrices : Marie-Jean Sauret, Alain Abelhauser, Mohammed Ham | |
| Rapporteurs / Rapporteuses : Alain Abelhauser, Mohammed Ham | |
| DOI : | 10.70675/15be0fdfze8d7z434az8f8cz77fc0f79fb9a |
Mots clés
Résumé
Le traumatisme est par excellence ce qui rend compte de la rencontre du sujet avec sa division structurelle. Le discours capitaliste menace de suturer cette division en faisant du sujet, qu’il prétend compléter de son objet, un individu. D’où la tendance de son partenaire, le discours de la science, à faire taire le sujet en le réduisant à son organisme pour en construire un savoir objectif, ou de certaines psychothérapies d’en faire une pure victime qui n’y serait pour rien dans la mauvaise rencontre, entendue comme purement contingente. Qu’est-ce que c’est véritablement le traumatisme ? Quelle est la spécificité de son appréhension par la psychanalyse lacanienne ?, tel est l’enjeu central de notre thèse. Si pour Freud le débordement de l’angoisse est ce qui définit la situation traumatique, pour Lacan l’angoisse est l’index du réel. La psychanalyse lacanienne étant une pratique orientée par le réel, ni l’angoisse, ni le trauma, ni la répétition ne sont des pathologies à guérir, mais des voies d’orientation vers le réel qui constitue la singularité radicale du sujet. Pouvoir loger ce radical de sa singularité dans un « être ensemble » passera pour le sujet par la réinvention de son rapport au lien social.