Traduire le Nouveau Testament en hébreu : un miroir des rapports judéo-chrétiens

par Eran Shuali

Thèse de doctorat en Sciences religieuses

Sous la direction de Jan Joosten et de Christophe Rico.

Soutenue le 17-12-2015

à Strasbourg , dans le cadre de École doctorale Théologie et sciences religieuses (Strasbourg) , en partenariat avec Théologie protestante (Strasbourg) (laboratoire) .

Le président du jury était Christian Grappe.

Les rapporteurs étaient Pablo Kirtchuk, Peter J. Tomson.


  • Résumé

    Cette thèse examine la particularité de la démarche qui consiste à traduire le Nouveau Testament en hébreu et qui implique de transférer le texte fondateur du christianisme dans un contexte juif. Elle se concentre sur la façon dont le traducteur utilise la Bible hébraïque et la littérature rabbinique ancienne pour accomplir ce transfère. Il est montré que grâce aux liens historiques, théologiques et conceptuels étroits entre le Nouveau Testament et ces deux corpus juifs, l’emploi d’éléments repris d’eux pour rendre des éléments du Nouveau Testament est particulièrement efficace pour augmenter la compréhensibilité du Nouveau Testament en hébreu et son acceptabilité dans un contexte juif. Cependant, l’usage de tels éléments dans la traduction du Nouveau Testament en hébreu risque souvent de gommer les spécificités du Nouveau Testament par rapport au judaïsme. Le travail du traducteur du Nouveau Testament en hébreu implique donc une constante hésitation quant à la pertinence des formes d’expressions hébraïques et des concepts juifs pour refléter les formes d’expression et les concepts du Nouveau Testament, et, plus généralement, quant aux affinités et aux contrastes entre le christianisme et le judaïsme.

  • Titre traduit

    Translating the New Testament into Hebrew : a mirror of Jewish-Christian relations


  • Résumé

    This dissertation examines the specificity of translating the New Testament into Hebrew, an activity which involves transferring the founding text of Christianity into a Jewish context. The dissertation focuses on the use of the Hebrew Bible and of ancient rabbinic literature in bringing about this transfer. It is shown that because of the close historical, theological and conceptual links between the New Testament and these two Jewish corpora, the use of elements borrowed from them in rendering elements found in the New Testament is particularly effective for enabling the New Testament to be easily understood in Hebrew and to be accepted in a Jewish context. However, the use of such elements in a Hebrew translation of the New Testament may often result in blurring features of the New Testament that are distinguished from Judaism. For this reason, the translator of the New Testament into Hebrew constantly hesitates whether Hebrew forms of expression and Jewish concepts are suitable for reflecting the New Testament’s forms of expression and concepts, and asks himself, more generally, what exactly unites and distinguishes Christianity and Judaism.


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