La fabrique de la ménopause : genre, apprentissage et trajectoires

par Cécile Charlap

Thèse de doctorat en Sociologie

Sous la direction de David Le Breton.

Le président du jury était Gilles Boetsch.

Le jury était composé de Gilles Boetsch, Nicoletta Diasio, Marc Bessin.

Les rapporteurs étaient Virginie Vinel, Vincent Caradec.


  • Résumé

    Ce travail de thèse interroge la ménopause en tant que catégorie et en tant qu’expérience. Il prend pour objet les mécanismes de la « fabrique » de la ménopause et ses effets afin de mettre en évidence comment physiologie et rapports sociaux se nouent. La construction sociale de la ménopause, son traitement social et l’expérience des femmes dans le contexte actuel français sont étudiés à partir d’un double matériau : les discours sociaux portant sur la ménopause et des entretiens approfondis menés auprès de femmes ménopausées. L’étude de la construction de la ménopause dans les discours médicaux souligne, tout d’abord, le caractère fondamental du genre dans la production de cette catégorie, aujourd’hui mise en scène dans des relais culturels (médias et publicités). Nous analysons, ensuite, l’expérience de la ménopause comme un apprentissage. Avec pour objectif de « dénaturaliser » la ménopause, nous éclairons la socialisation dont elle est le fruit et les interactions où s’en réalise l’apprentissage. Enfin, loin d’être un évènement, la ménopause constitue un processus dynamique, informé par des rapports sociaux et produit de représentations. Nous appréhendons l’expérience de la ménopause en tant que trajectoire influencée par différents facteurs qui mettent en jeu les normes d’âge en termes de fécondité, les représentations du corps ainsi que deux interactants clés : le médecin et l’autrui significatif.

  • Titre traduit

    The making of menopause : gender, learning process and trajectory


  • Résumé

    This PhD deals with menopause as a category and an experience. It aims to understand the mechanisms through which menopause is “made”, as well as their effects. The social construction of menopause, its social treatment and women’s’ lived experiences in the French context are examined from a double perspective: social discourses about menopause and interviews carried out with menopausal women. Firstly, the social construction of menopause in medical discourses reveals the crucial importance of gender in the production of this category, nowadays extremely dramatized in media and advertisement. We then proceed to analyze menopause as a learning process. In order to “denaturalize” menopause, we focus on the socialization which it is a product of, and the interactions which constitute its learning process. Finally, we examine menopause as a process fashioned by social relationships and representations, a trajectory where norms of age and fecundity, representations of the body, and key interactions with physician and significant other are at play.


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