Changement des normes communicatives en allemand contemporain : mots et discours

par Laure Gautherot

Thèse de doctorat en Linguistique allemande

Sous la direction de Odile Schneider-Mizony.

Soutenue le 13-11-2015

à Strasbourg , dans le cadre de École doctorale Humanités (Strasbourg) , en partenariat avec Linguistique, langues, parole (Strasbourg) (laboratoire) .

Le président du jury était Maurice Kauffer.

Le jury était composé de Marie-Hélène Pérennec.

Les rapporteurs étaient Maurice Kauffer, Friederike Spitzl-Dupic.


  • Résumé

    Cette thèse sur le changement des normes communicatives en allemand contemporain se positionne dans le paradigme explicatif du changement linguistique par Rudi Keller, connu sous le nom de « théorie de la main invisible ». L’objectif de recherche est de montrer par l’analyse de cinq faits « variants » que le changement des normes communicatives a lieu sous l’impulsion d’un désir des locuteurs germanophones contemporains de plus d’authenticité et de respect de l’autre. Cette mentalité communicative, héritée de la remise en cause sociétale par les mouvements contestataires de la fin des années 1960, conditionne les attentes des locuteurs germanophones dans la réception des discours publics en terme d’ethos et de positionnement éthique. Au corpus sur lequel sont effectuées les analyses linguistiques des cinq faits variants – les « mots à charge négative » (ou « belastete Wörter »), les néologismes euphémistiques, la neutralisation du genre, l’ethos des locuteurs politiques, le tutoiement d’adresse – composé de documents prescriptifs universitaires, de discours politiques, et de supports publicitaires de l’espace public allemand, s’ajoute un corpus de réception relevant du type épilinguistique, composé de métacommentaires de locuteurs non-spécialistes. L’étude révèle la parole des locuteurs ordinaires comme signe annonçant et accompagnant le changement linguistique.

  • Titre traduit

    Change of communicative norms in contemporary german : words and speech


  • Résumé

    This PhD dissertation focuses upon the change of communicative norms in contemporary German and positions itself on the explanatory paradigm of language change by Rudi Keller,also known as “the theory of the invisible hand”. My research aims at pointing out – through the analysis of five “variant” facts – that the change of communicative norms is driven by the desire of contemporary German native speakers for more authenticity as well as respect for the other. The communicative mentality inherited from the counter-culture movements in the late 1960’s that challenged society order influences German native speakers’ expectations towards the reception of public discourses in terms of ethos and ethical positioning. In addition to the corpus upon which the linguistic analyses of the five variant facts are carriedout – the “negative words” (or “belastete Wörter”), euphemistic neologisms, gender neutralisation, the ethos of politicians, being on first name terms with someone – which consists of prescriptive college documents, political discourses and the advertising supports ofthe German public space – , there is a reception corpus that amounts to epilinguistic type and is composed of metacomments from non-specialist speakers. The study brings the speech ofordinary speakers to the fore as a sign that announces and goes along with language change.

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