Les châteaux normands dans l'œuvre d'Orderic Vital et leurs traces archéologiques

par Aude Painchault

Thèse de doctorat en Histoire. Archéologie

Sous la direction de Anne-Marie Flambard Héricher.

Soutenue en 2015

à Rouen , en partenariat avec Groupe de recherche d'histoire (Mont-Saint-Aignan, Seine-Maritime) (équipe de recherche) .

Le jury était composé de Véronique Gazeau, Gérard Giuliato.

Les rapporteurs étaient David Bates, Philippe Racinet.


  • Résumé

    Malgré de considérables avancées, les progrès de la recherche pluridisciplinaire en castellologie se heurtent encore à certains a priori notamment pour l’utilisation des sources narratives. La comparaison des descriptions de fortifications, dans l’œuvre d’Orderic Vital, avec leur pendant archéologique, pour une période et un espace restreints à la Normandie entre 1118 et 1141, a pour objectif de réaffirmer l’intérêt de recourir à de telles sources. La création d’une base de données alimentée par les 80 sites fortifiés mentionnés par Orderic Vital constitue la charpente de ce travail. Elle prend en compte, sous forme de notices détaillées en deux volumes, l’histoire des sites et leur description archéologique. L’explication s’appuie sur un plan cadastral et dès que cela est possible sur un relevé topographique ou la présentation des résultats de fouilles antérieures à cette étude. Le volume de synthèse s’attache à la comparaison proprement dite entre le vocabulaire, les descriptions narratives et les observations de terrain. Après un bref aperçu méthodologique, le développement s’organise autour d’une analyse géopolitique des sites mentionnés, de l’étude du vocabulaire et des descriptions du chroniqueur, pour enfin s’attacher à la typologie des formes castrales mentionnées, l’aménagement du territoire autour de celles-ci et leur correspondance avec le texte. Le chroniqueur ne mentionne que les sites fortifiés impliqués dans un conflit ou qu’il connaît plus personnellement, il décrit simplement le site ou intègre parfois la ville qui lui est associée. Il utilise vingt et un mots différents pour qualifier le caractère fortifié des quatre-vingt lieux qu’il décrit. Certains vocables sont utilisés dans un sens large, d’autres concernent des composants spécifiques au château. L’étude archéologique révèle la grande diversité de formes architecturales, principalement des enceintes de terre ou maçonnées et dans une moindre mesure des mottes. La correspondance entre le texte et les vestiges est établie à plusieurs niveaux, château, ville ou territoire, sans pour autant prendre un caractère systématique : certains mots sont employés pour désigner des ensembles strictement composés des mêmes éléments, les descriptions très détaillées trouvent correspondance avec le terrain et révèlent la qualité de descripteur du chroniqueur.


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Informations

  • Détails : 3 vol. (476, 640 p.)
  • Annexes : Bibliogr. p. 427-467

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