Les lieux de l’enseignement du droit de part et d’autre des Alpes, du Ve siècle au début du XVIe

par Antonio Di Rosa

Thèse de doctorat en Histoire du droit

Sous la direction de Jean-Louis Halpérin.

Soutenue le 11-12-2015

à Paris 10 , dans le cadre de École Doctorale Droit et Science Politique (Nanterre) , en partenariat avec Centre de théorie et d'analyse du droit (Université Paris Nanterre) (équipe de recherche) .

Le président du jury était Katia Weidenfeld.

Le jury était composé de Jean-Louis Halpérin, Katia Weidenfeld, Patrick Arabeyre, Emanuele Conte, Soazick Kerneis.

Les rapporteurs étaient Patrick Arabeyre, Emanuele Conte.


  • Résumé

    L’histoire des lieux de l’enseignement du droit s’intéresse à la présence des centres de transmission et de diffusion d’un savoir ou savoir-faire juridique à l’intérieur d’un espace géographique donné. Elle prend comme objet la continuité ou la discontinuité des écoles localisées ainsi que leur forme. Elle s’interroge sur les facteurs ayant conduit à la légitimation d’un lieu comme centre d’enseignement, les facteurs ayant participé à sa réussite ou contribué à son échec (nombre de professeurs, nombre d’étudiants, type de privilège reçu, conditions de production du livre). Une attention particulière est ainsi accordée à l’institutionnalisation des lieux de l’enseignement du droit. Le cadre (matériel et formel) de l’enseignement du droit entre ainsi dans son champ d’investigation. Une histoire matérielle comporte (et non sans risques) une enquête quantitative qui, en fonction des sources et des documents disponibles, permet, malgré les lacunes et les approximations, de mesurer en quelque sorte la présence de l’enseignement (enseignants et étudiants) en facilitant une perception sans doute plus concrète de sa diffusion. Il s’agit en effet de conduire une enquête sur les lieux de l’enseignement du droit (pouvant nous éclairer sur le droit enseigné lui-même et son rôle social ou de socialisation entre élites éduquées) organisée autour de deux axes principaux : l’axe institutionnel (construction juridique du centre d’enseignement nommé – schola, studium, studium generale, universitas) et l’axe didactique (l’ensemble des forces intellectuelles, matérielles et financières, mobilisées dans l’enseignement du droit). La France et l’Italie sont deux espaces d’échange de savoirs juridiques ayant partagé, sur les bancs d’écoles, mais dans des contextes parfois assez différents, une même tradition juridico-scolaire du moins jusqu’à la fin du Moyen Âge “bartoliste” comprenant le XVIe siècle. Les rencontres et les séparations ne sont pas simplement géographiques, elles sont aussi historiographiques.

  • Titre traduit

    Legal Education and Schools from both sides of the Alps, from the 5th to the early 16th century


  • Résumé

    The aim of this study is to show the institutional construction, the continuities and the discontinuities, of legal learning centers and schools in two territories, Italy and France, linked by a common legal past in Europe, in the long period (from the 5th to the early 16th century). It is a survey of legal education centers organized around two principal axes : the institutional (the legal construction of an authorized place for legal learning named – schola, studium, studium generale, universitas), and the didactic one (all intellectual and material forces mobilized in legal education). As a starting point of legal education, Justinian’s constitutio “Omnem” linked with a small group of ecclesiastical rules on education became a guide-line for the institutionalization of professional jurists’ law schools during and after the “juristic revival” (12th century). Launching a specific dynamic into medieval legal system, the institutionalization of law schools (of ius canonicum and/or ius civile) is a complex phenomenon that needs formal settings. The higher authorities of the Middle Age provide them, indirectly promoting the autonomy of legal learning. First marked by pluralism (at the beginning there are different law schools weakly regulated), legal education (specifically the creation and circulation of the legal schools’ model) is progressively controlled through the definition of an “authorized place” where legal learning is valid providing legal titles and degrees. Legal education is concentrated in studia which have received particular privileges and where “annual cycles of teaching” are constantly assured by a variable number of law teachers. The political, material and financial support of higher authorities (especially of the Church) with the contribution of the City for law schools is a major factor of legal centers’ success.



Le texte intégral de cette thèse sera accessible librement à partir du 11-12-2030

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