Thèse soutenue

Impact des technologies de l’information et de la communication sur la productivité et la structure de l’emploi

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Auteur / Autrice : Benjamin David
Direction : Valérie Mignon
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Sciences économiques
Date : Soutenance le 10/11/2015
Etablissement(s) : Paris 10
Ecole(s) doctorale(s) : École doctorale Économie, organisations, société (Nanterre, Hauts-de-Seine ; 2000-....)
Partenaire(s) de recherche : Laboratoire : UMR 7235 EconomiX
Jury : Président / Présidente : Nathalie Lazaric
Examinateurs / Examinatrices : Valérie Mignon, Nathalie Lazaric, Christophe Hurlin, Patricia Crifo, Nadine Levratto, Sébastien Lechevalier
Rapporteurs / Rapporteuses : Nathalie Lazaric, Christophe Hurlin
DOI : 10.70675/498f521bz603cz4499z8545z87e49efc9464

Résumé

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Le premier chapitre de cette thèse s’intéresse à la relation entre les technologies de l’information et de la communication (TIC) et la productivité dans 8 pays de l’OCDE. L’objectif est de trouver une explication à la coexistence d’un progrès technologique marqué associé à l’absence de rupture dans les performances de productivité sur les dernières décennies. Nos résultats suggèrent qu’il y a une relation positive entre la diffusion des TIC et le progrès technique tandis les variations d’efficience sont associées négativement avec ces technologies. Ces résultats suggèrent que les économies étudiées sont toujours en phase d’adaptation. Le deuxième chapitre analyse le rôle des TIC dans la polarisation du marché du travail. En utilisant des données de 8 pays industrialisés, nos résultats attestent d’une contribution des TIC à cette dynamique et d’un impact différencié par pays et par industrie. Nous relevons aussi que la diffusion des TIC s’accompagne d’abord d’un biais technologique en faveur des travailleurs les plus qualifiés (SBTC) puis contribue à la polarisation du marché du travail. Nous notons également un affaiblissement de la relation positive entre TIC et demande de travailleurs qualifiés. Le troisième chapitre évalue le risque de destructions d’emploi par le capital informatique au Japon. Nous estimons que près de 55% de l’emploi est susceptible d’être réalisés par des outils informatique dans les prochaines années. Ce type de risque semble égal si l’on prend en compte la différence de genre des travailleurs. En revanche, nous notons que les travailleurs les plus précaires sont soumis à un risque plus important.